Actualisé 19.12.2012 à 06:38

Zurich

Ecoles prêtes à faire face aux carnages

La ville veut installer des serrures spéciales dans ses classes pour affronter les tireurs fous. A Genève, plus de 13000 agents ont été formés.

de
Olivia Fuchs

«Certains établissements en sont encore au sifflet pour lancer une alerte», déplore Peter Gerber. Le président des directeurs d'école du canton de Zurich veut améliorer les interventions en cas de fusillade. Pour cela, l'enseignant souhaite que chaque classe soit équipée d'un haut-parleur et d'une serrure, qui permette de verrouiller une salle de l'intérieur. Ce genre de dispositifs fait souvent défaut dans les écoles plus anciennes, relate le «TagesAnzeiger».

Zurich souhaite aussi mettre en place un système d'alerte unifié. Un projet sera présenté au Conseil communal l'année prochaine. Des investissements de plusieurs millions seraient envisagés.

A Genève, «on peut faire passer un message aux classes par le biais de haut-parleurs», explique Marta Perucchi, directrice du Service technique au sein du Département de l'instruction publique. Du côté de la police, les gendarmeries romandes ont développé en 2010 le projet «amok», relate la «Tribune de Genève». Depuis 2012, toutes les forces de l'ordre suivent une formation spéciale. A Genève, plus de 13'000 agents ont été entraînés à gérer ce genre d'attaque.

Un logiciel repère les cas suspects

Le programme Dyrias permet d'identifier les écoliers à risque en leur posant une série de questions. Zurich était la première ville européenne à introduire ce système en 2009. Les cantons de Bâle-Ville, Soleure, Saint-Gall ont suivi les années suivantes. Ce logiciel a été développé par l'Allemand Jens Hoffmann, expert en psychologie criminelle.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!