Vaud: Ecoliers privés de sèche-cheveux alors que les salons y ont droit
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VaudEcoliers privés de sèche-cheveux alors que les salons y ont droit

Le président de CoiffureSuisse s’étonne de la directive du Canton de Vaud qui interdit l’usage du foehn à la piscine pour éviter la propagation du Covid-19. Son utilisation n’est pourtant pas proscrite chez les professionnels.

par
Sam
Les enfants ne peuvent pas utiliser les sèche-cheveux à la piscine.
Les enfants ne peuvent pas utiliser les sèche-cheveux à la piscine.Pixabay 

Les moyens de prévention pour lutter contre la propagation du Covid-19 font toujours débat. Une directive vaudoise interdit par exemple aux élèves de l’école primaire d’utiliser les sèche-cheveux dans les vestiaires après les cours de natation, pour limiter les contaminations, rapporte «24 heures». Dans l’article du quotidien vaudois, Eric Masserey, le médecin cantonal adjoint, explique que le souffle chaud du foehn agit comme un superpropagateur du virus dans l’air. Le Canton propose aux enfants qui ne peuvent pas se sécher les cheveux de porter un bonnet de bain étanche, y compris sous la douche, ou de mettre un bonnet d’hiver à la sortie de la piscine. La décision a toutefois provoqué des remous auprès des parents.

Quid des salons de coiffure?

«Si l’utilisation du foehn comportait un risque de propagation du virus, aucun salon de coiffure n’aurait pu rouvrir après le premier semi-confinement en 2020», s’étonne le président central de CoiffureSuisse, Damien Ojetti. Contacté par «20 minutes», il relève que l’utilisation du sèche-cheveux n’est pourtant pas proscrite dans les concepts de protection prévus pour les salons de coiffure. «Des sondages réalisés régulièrement auprès des membres de l’association n’ont pas révélé que leurs locaux étaient des lieux de propagation du virus. Les salons de coiffure ne sont pas des clusters », affirme Damien Ojetti. Pour lui, en tant que mesure de protection, il faudrait plutôt mettre l’accent sur le lavage des cheveux, et non pas sur le séchage.

Dans «24 heures», Eric Masserey souligne toutefois qu’il s’agit toujours, dans les décisions prises, de limiter les mesures restrictives et contraignantes à celles qui sont le plus facilement applicables, même quand elles provoquent des mécontentements.

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