Nyon (VD): Ecolos punis pour avoir voulu s'incruster à l'UEFA
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Nyon (VD)Ecolos punis pour avoir voulu s'incruster à l'UEFA

Greenpeace a tenté une opération au siège du football européen pour dénoncer les activités d'un de ses sponsors. Quatre activistes ont été pincés.

par
Christian Humbert
Le siège de l'organisation se trouve au bord du Léman.

Le siège de l'organisation se trouve au bord du Léman.

photo: Keystone/Gaetan Bally

Perturber le tirage au sort des quarts de finale de la Champions League et de l'Europa League, diffusé en direct à travers la planète: tel était l'objectif de Greenpeace, le 20 mars 2015. L'ONG entendait ainsi dénoncer les forages pétroliers opérés par Gazprom en Arctique, qui en menaceraient l'écosystème. Le géant russe de l'énergie est l'un des principaux sponsors de l'UEFA.

Ce jour-là, une limousine s'est présentée sur la rampe d'accès du parking de l'association faîtière du football européen, sur les rives du lac Léman. Quatre activistes de l'organisation environnementaliste se trouvaient à son bord. L'agent de sécurité leur a demandé de présenter leur carte d'accès, dont ils étaient dépourvus. Tandis qu'un militant sorti de la voiture parlementait pour faire diversion, les autres en ont profité pour pénétrer dans le parking. Mais les forces de l'ordre ont vite intercepté le véhicule. Son habitacle était rempli de flyers et de pancartes aux couleurs de Greenpeace. La conductrice était prête à revêtir un déguisement d'ours polaire: le plantigrade est le symbole de la campagne menée par son mouvement.

L'UEFA a porté plainte contre les quatre perturbateurs. La justice vaudoise vient de les condamner à 5 jours-amende avec sursis pour violation de domicile.

Pas une première

Cette tentative d'utiliser la caisse de résonance médiatique de l'UEFA pour dénoncer Gazprom n'est pas une première pour Greenpeace. L'ONG avait déjà déroulé une énorme banderole à Bâle lors d'un match de Champions League le 1er octobre 2013. Le club rhénan avait reçu une amende de 37'000 fr. de l'UEFA. Contactée par «20 minutes», celle-ci n'a pas souhaité commenter la décision de la justice. Même son de cloche du côté de l'ONG.

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