Actualisé 15.01.2016 à 19:34

Energie

EDF prévoit de supprimer encore plus d'emplois

Le géant énergétique français va supprimer au moins 4000 postes sur trois ans sans licenciement, soit 5,8% des effectifs d'EDF SA.

EDF réduit la voilure.

EDF réduit la voilure.

photo: Keystone

Les réductions d'effectifs d'EDF, entre 2016 et 2018, représentent plus du double des suppressions initialement annoncées par la direction.

Une source syndicale a fait part vendredi à l'AFP de «4000 à 5000» suppressions de postes, une deuxième source syndicale a évoqué «4100» suppressions. Interrogé, EDF n'a pas fait de commentaire.

Elles doivent être abordées jeudi prochain lors d'un comité central d'entreprise (CCE) d'EDF SA (environ 68'000 salariés selon les syndicats) et se feront par le biais des non-remplacements, de départs à la retraite ou des départs anticipés.

En décembre, les syndicats avaient protesté contre la suppression annoncée de «1500 à 2000 postes» d'ici à 2018.

Cette baisse interrompt une tendance à la hausse des effectifs enregistrée depuis 2011 selon les chiffres du bilan social et intervient «au plus mauvais moment», selon une source syndicale, du fait des activités prévues «sur le parc nucléaire, de la consommation électrique qui augmente...»

Crainte d'une impasse

Lors du CCE, doivent aussi être abordés un volet «comptes» et un volet «projet industriel», selon une autre source syndicale. Outre les suppressions de postes, le volet social évoque le dossier temps de travail, avantages sociaux et retraites, a ajouté cette source.

Pour le jour du CCE jeudi, un appel à la grève est déjà lancé par les syndicats CGT, FO et CFE-CGC pour protester notamment contre ces réductions d'effectifs.

Le 10 décembre, les élus du CCE d'EDF SA avaient déclenché un droit d'alerte - une première dans l'entreprise - dénonçant «unanimement et avec force toutes les manoeuvres qui conduisent inéluctablement EDF dans une impasse industrielle, économique et sociale», lui qui venait d'annoncer sa sortie prochaine du CAC 40.

Ils s'inquiétaient des conséquences «sur la stratégie d'EDF, sur son organisation, sur son volet social et ses emplois en France et à l'international». La direction doit répondre lors du CCE de jeudi à ce droit d'alerte. (nxp/ats)

(NewsXpress)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!