Football: Edinson Cavani et le scalp du Paris Saint-Germain
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FootballEdinson Cavani et le scalp du Paris Saint-Germain

L’attaquant uruguayen de Manchester United retrouve ce mercredi soir le PSG en Ligue des champions. Un club dont il est le meilleur buteur de l’histoire, qu’il a quitté en froid cet été et qu’il rêve de torpiller cet automne.

par
Simon Meier
Edinson Cavani célèbre l’un de ses deux buts inscrits dimanche contre Southampton. L’Uruguayen adorerait récidiver mercredi soir face à ses anciens coéquipiers du PSG. 

Edinson Cavani célèbre l’un de ses deux buts inscrits dimanche contre Southampton. L’Uruguayen adorerait récidiver mercredi soir face à ses anciens coéquipiers du PSG.

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La vengeance est un plat qui se mange froid. Il ne fera pas chaud ce mercredi soir à Old Trafford. Et Edinson Cavani a les crocs. Auteur d’une passe décisive et de deux buts, dimanche lors de la remontada de Manchester United en seconde période à Southampton (victoire 3-2), l’Uruguayen tient la forme à point nommé. L’heure de ses retrouvailles avec le PSG a sonné et les Parisiens, qui ont besoin d’un résultat dans la course aux huitièmes de finale de la Ligue des champions, auraient raison de ne pas trop se réjouir.

Edinson Cavani, meilleur buteur de l’histoire du Paris Saint-Germain (200 pions en 301 matches), n’a pas été prolongé l’été passé - il a quitté la capitale sans disputer le «final 8» qui vit Neymar & Co perdre en finale. Le club a trouvé l’attaquant de 33 ans trop gourmand. Lui a éprouvé un manque de respect. Fâché, il est parti sans dire au revoir et s’est tu pendant quatre mois.

L’Indien et les enfants gâtés

«Ces sept années vont rester dans ma tête, dans mon cœur, a-t-il déclaré le 5 octobre, peu après avoir signé à ManU, dans un message d’amour tardif aux supporters parisiens. Mais la vie va continuer, c’est le football qui est comme ça, la vie est comme ça parfois…» On se trouve, on s’aime, on se quitte et on se retrouve - mais on ne s’aime plus forcément. À court de préparation, à peine sorti d’une quarantaine, Edinson Cavani avait manqué le rendez-vous aller, le 20 octobre au Parc des Princes (victoire mancunienne 2-1). Il n’en aura que plus d’appétit mercredi soir, à l’entame d’un match aux airs de couperet - les Anglais seront qualifiés en cas de victoire, les Parisiens très mal embarqués en cas de défaite.

On dit «à l’entame», parce qu’on peine à imaginer que Ole Gunnar Solsjkaer n’aligne pas son attaquant uruguayen et revanchard d’entrée. Car quand il y a uruguayen et revanchard dans la même phrase, ça peut flanquer des frissons. Edinson Cavani sera sans doute trop élégant pour se fendre du moindre geste ou mot déplacé, avant, pendant ou après le match.

Mais une chose est certaine: une fois sur la pelouse, et a fortiori s’il n’est pas aligné d’entrée, «Edi» aura le diable au corps et le couteau entre les dents. La perspective de s’offrir le scalp de Thomas Tuchel et de faire la nique à ses ex-coéquipiers ne devrait pas le laisser indifférent. C’est donc la rage au ventre qu’il mordra dans le ballon, en digne représentant de la «Garra charrua», l’esprit belliquo-résistant de ses aïeux indiens. Certains n’y croient pas.

Mais à la place du PSG, dont les valeurs ancestrales sont régulièrement piétinées par un quarteron d’enfants gâtés, on aurait un peu les j’tons quand même.

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