Actualisé 02.10.2013 à 07:00

Culture

Editer son propre livre et l'échanger dans la rue

Le «bookcrossing», soit le partage de bouquins, connaît un second souffle. On en use pour se passer d'un éditeur.

de
Jason Huther
Au Royaume-Uni, le partage d'ouvrages prend une forme artistique.

Au Royaume-Uni, le partage d'ouvrages prend une forme artistique.

A Paris, il y a quinze jours, un collectif d'une tren­taine d'artistes a distribué aux passants quarante livres de 400 pages, rassemblant des œuvres d'écrivains, de peintres et de photographes qu'ils avaient fait imprimer par leurs propres moyens. Cette édition à compte d'auteur est gratuite pour le lecteur, à condition qu'après avoir lu le bouquin, il le re­mette à un tiers.

Ce nouveau système de partage culturel s'inspire du «book­crossing». La pratique consiste à lâcher des ouvrages dans la nature pour les mettre à la disposition des 700 000 membres d'une communauté liée sur le Net. Mais aussi de permettre à ses amateurs (6700 en Suisse, selon la «Tribune de Genève») de suivre le voyage des écrits à travers le monde. Des institutions s'y mettent aussi. Cet été, la ­bibliothèque de La Chaux-de-Fonds, par exemple, a créé sa propre structure d'échanges en libre-service.

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