Etats-Unis: Edward Snowden «aidé» par la Russie?
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Etats-UnisEdward Snowden «aidé» par la Russie?

Des élus américains ont exprimé dimanche leurs soupçons que l'ancien analyste du renseignement ait agi avec l'aide d'une puissance étrangère.

«Je pense que nous devrions répondre à des questions intéressantes, ce qui nous conduirait certainement à croire que les Russes ont eu, au moins en partie, quelque chose à voir» avec l'affaire des fuites de Snowden, a déclaré Mike Rogers, président de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants.

«Tout, depuis la manière dont il a préparé sa fuite, son itinéraire, jusqu'à la façon dont il a abouti rapidement à Moscou», où il est désormais réfugié, conduit à s'interroger, a ajouté l'élu républicain sur CBS.

La «grande majorité» des informations dévoilées par Snowden n'ont, selon M. Rogers, «rien à voir avec le programme de la NSA (l'agence de renseignement américaine) mais tout à voir avec nos capacités militaires, l'armée de Terre, la Marine, l'armée de l'Air...».

«Pas le fruit du hasard»

Il a estimé, dans une seconde interview sur NBC, que «ce n'était pas le fruit du hasard s'il avait fini à Moscou sous la direction du FSB», l'agence de sécurité russe.

«Je pense qu'il a été aidé par d'autres», a abondé Michael McCaul, président de la commission sur la Sécurité intérieure de la Chambre. Le républicain a indiqué sur la chaîne ABC qu'il ne croyait pas que «M. Snowden se soit réveillé un matin avec les moyens de faire tout ça tout seul».

Pas de certitudes

Dans cet entretien mené depuis Moscou, l'élu a précisé qu'il ne pouvait pas affirmer «avec certitude» que la Russie était impliquée. Mais «je crois qu'il (Snowden) a été formé», a-t-il dit.

Le président américain Barack Obama a déclaré vendredi qu'il faudrait peut-être «des années» avant de mesurer pleinement l'ampleur des dégâts provoqués par les révélations d'Edward Snowden.

«La défense de notre nation dépend en partie de la fidélité de ceux auxquels nous avons confié les secrets de notre pays», a fait valoir M. Obama. Ce dernier n'a pas voulu s'«attarder sur les motivations ou les actions» de l'ancien consultant de la NSA. (ats)

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