Israël: Ehud Olmert reconnu coupable de corruption
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IsraëlEhud Olmert reconnu coupable de corruption

L'ancien premier ministre israélien Ehud Olmert a été reconnu coupable de corruption, lundi, en liaison avec son implication dans un scandale immobilier alors qu'il était maire de Jérusalem.

Ancien dirigeant du bloc conservateur Likoud avant de se tourner vers la formation centriste Kadima, Ehud Olmert, qui a 68 ans, risque une peine allant jusqu'à dix ans de prison lorsque la peine sera annoncée, à une date ultérieure. Il va faire appel du verdict, a annoncé son porte-parole, Jacob Galanti.

En 2012, Ehud Olmert avait été acquitté dans d'autres affaires touchant à ses relations avec un homme d'affaires américain du temps où il était maire de Jérusalem et ministre.

L'affaire actuelle, qui concerne le contrat du complexe immobilier «Holyland» et d'autres accusations de corruption, avait acculé Ehud Olmert à la démission alors qu'il était chef du gouvernement en 2008. Selon les procureurs, Ehud Olmert a accepté plus de 228'000 dollars de pots-de-vin des promoteurs du projet «Holyland».

«Pratiques obscènes»

Ehud Olmert avait démenti toute malversation dans le scandale «Holyland». Mais le juge David Rosen, qui a annoncé le verdict de culpabilité au tribunal de Tel Aviv, a estimé que «nous parlons de corruption et de pratiques obscènes».

Il a dénoncé «un système politique corrompu qui a pourri avec les années (...) et dans lequel des centaines de milliers de shekels ont été transférés à des élus». Ehud Olmert a menti à la Cour pour tenter de ternir l'image du témoin de l'accusation, a ajouté le juge.

Déjà condamné en 2012

Ehud Olmert a été maire de Jérusalem de 1993 à 2003 puis Premier ministre de 2006 à 2009, restant au pouvoir à titre intérimaire après sa démission, jusqu'aux élections législatives qui ont porté au pouvoir l'actuel chef du gouvernement Benjamin Netanyahu.

M. Olmert était l'un des treize coaccusés dans l'affaire «Holyland», qui porte sur la construction d'un vaste complexe d'appartements à Jérusalem.

En septembre 2012, il a été condamné à une peine légère d'un an avec sursis et à une amende après avoir été reconnu coupable d'abus de confiance dans l'affaire dite du «Centre d'investissement». La justice l'a reconnu coupable d'avoir favorisé, en tant que ministre du Commerce et de l'Industrie (2003-2006), son ex-associé dans un cabinet d'avocats. Il a été acquitté dans deux autres dossiers de corruption. (afp)

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