Actualisé 04.03.2010 à 08:43

TogoElection présidentielle après 43 ans de dictature

Trois millions de Togolais vont élire ce jeudi leur président pour sanctionner ou confirmer le sortant Faure Gnassingbé.

Son élection avait été très contestée et suivie de violences en 2005, juste après le décès de son père, le général Eyadéma qui régnait sur le pays depuis 38 ans.

Les 3,2 millions d'électeurs sont appelés à voter dans 5930 bureaux de vote à travers le pays, l'un des plus petits du continent africain, situé entre le Bénin et le Ghana, selon la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

L'élection à un seul tour va se jouer entre les candidats des deux plus importants partis, M. Gnassingbé, 43 ans, du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir depuis quatre décennies) et l'opposant Jean-Pierre Fabre, 58 ans, qui représente l'Union des forces du changement (UFC).

L'opposant historique Gilchrist Olympio - fils de Sylvanus Olympio, premier président du Togo indépendant tué en 1963 lors d'un coup d'Etat ourdi par Eyadéma - ne prend pas part à l'élection. Investi par l'UFC, il n'avait pu déposer sa candidature pour raison de santé.

La campagne s'est déroulée paisiblement, mais des violences restent redoutées. L'opposition a maintes fois déclaré que, pour elle, l'important était d'abord qu'il n'y ait «pas de fraudes».

Aussitôt après le décès de son père en février 2005, Faure Gnassingbé avait été installé dans le fauteuil présidentiel par l'armée. Puis, en avril 2005, il avait été élu président lors d'une élection contestée et suivi de violences qui avaient fait 400 à 500 morts selon l'ONU. (ats)

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