Assainissement des lignes de contact – Electrocutions mortelles: CFF et RhB volent au secours des grands-ducs
Publié

Assainissement des lignes de contactElectrocutions mortelles: CFF et RhB volent au secours des grands-ducs

Il arrive régulièrement que des grands oiseaux meurent électrocutés par les lignes de contact et les caténaires des trains. Plusieurs sociétés de transports assainissent le réseau afin de protéger ces animaux, dont certains sont protégés en Suisse.

par
Dafina Eshrefi/ofu
1 / 4
David Jenny
David Berthold
David Berthold

En Suisse, la moitié des décès non naturels des grands oiseaux sont causés par des électrocutions. Les 230 couples de grands-ducs, dont 30 vivent en Engadine (GR), font partie des animaux menacés par cette mort cruelle. Comme il s’agit d’une espèce protégée, la station ornithologique de Sempach (LU) milite depuis plusieurs années pour l’assainissement des lignes aériennes à moyenne tension ainsi que des lignes de contact et des caténaires des trains.

Livio Rey, biologiste à la station ornithologique, explique pourquoi les grands-ducs aiment se poser sur ce type de mâts: «Ils utilisent ces pylônes comme poste d’observation afin de repérer leurs proies.» Comme leurs ailes ont une envergure de 1m80, il n’est pas rare que ces oiseaux touchent un ou plusieurs éléments conducteurs, ce qui provoque un court-circuit et mène à leur électrocution. Souvent, avec des conséquences fatales puisque la décharge électrique subie est de plusieurs milliers de volts.

Taux de mortalité réduit en Engadine

Afin de minimiser les risques en Engadine, les chemins de fer rhétiques (RhB) ont commencé à assainir les pylônes des lignes de contact il y a deux ans et ce, en collaboration avec la station ornithologique. Ces travaux commencent d’ores et déjà à porter leurs fruits, a confirmé jeudi la porte-parole Yvonne Dünser. «Pour l’heure, nous avons assaini près de 150 mâts, selon une liste élaborée par la station ornithologique. Celle-ci a notamment déterminé les zones de reproduction des grands-ducs se trouvant à proximité de notre réseau. Les pylônes se trouvant dans ces zones ont été assainis en premier.»

Les travaux se font de nuit afin de ne pas perturber le trafic ferroviaire, explique Yvonne Dünser. «D’autres pylônes seront encore assainis dans le futur.» Grâce à cette mesure, le taux de mortalité des grands-ducs a été réduit en Engadine.

Même son de cloche auprès des CFF. Contactés ce vendredi, un porte-parole affirme que des travaux similaires sont effectués régulièrement sur le réseau de l’ex-régie fédérale. Des assainissements ont ainsi été effectués sur la ligne du Simplon. L’an dernier, la société avait ainsi annoncé que les 21 pylônes de Saint-Léonard-Granges, en Valais, ne représentent plus de danger pour les grands oiseaux.

Ton opinion

10 commentaires