Zurich: Eleveur récidiviste puni pour n’avoir pas donné d’eau à ses moutons
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ZurichEleveur récidiviste puni pour n’avoir pas donné d’eau à ses moutons

Lors d’un contrôle, le service vétérinaire a constaté que des animaux n’avaient pas d’eau à disposition et qu’un agneau était malade. L’agriculteur a été amendé mais sa peine a été adoucie lors d’un recours.

par
jbm
Les inspecteurs ont constaté qu’un agneau était malade
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Les inspecteurs ont constaté qu’un agneau était malade

Photo prétexte

Un contrôle inopiné d’un troupeau de moutons dans la région de Bülach (ZH) a révélé de graves manquements. Les inspecteurs du service vétérinaire zurichois ont constaté que les bêtes n’avaient pas accès à de l’eau. De plus, ils ont remarqué un agneau dans un état pitoyable. Le jeune animal se tenait immobile, le dos courbé, il pouvait à peine marcher. Il tremblait, avait de gros écoulements nasaux et oculaires ainsi qu’un rythme cardiaque élevé. Selon les inspecteurs, cela n'aurait pas dû échapper à l'attention de l'éleveur de moutons expérimenté.

L’homme s’est retrouvé jeudi devant le Tribunal d’arrondissement de Bülach rapporte le «Zürcher Unterländer.» Il contestait l’ordonnance pénale le condamnant à une amende de 600 francs et à 430 francs de frais de justice pour violations de la loi sur la protection des animaux, de l'ordonnance sur la protection des animaux et de l'ordonnance sur la détention des animaux d'élevage et domestiques.

Connu des services vétérinaires

Il faut remettre ce cas dans son contexte. L’homme a déjà été poursuivi pour cruauté envers animaux. Il a été condamné un première fois à une amende parce qu'un chevreuil s'était coincé dans la clôture de son pâturage puis une deuxième fois en raison d'un élevage inadéquat. En outre, le tribunal dispose d'un rapport de la police cantonale zurichoise pour mauvais élevage.

L’agriculteur de 46 ans se défend. «Les promeneurs n'arrêtent pas d'appeler la police et de se plaindre parce que les animaux n'auraient pas d'eau ou parce qu'un agneau ne peut pas se lever.» La police doit alors intervenir, souvent pour rien. «Les policiers ont déjà fait remplir eux-mêmes les abreuvoirs, même s'il en restait encore assez, juste pour ne plus avoir à passer», a ajouté le quadragénaire.

Lors du contrôle inopiné, le paysan avoue n’avoir pas apporté d’eau. «Mais les 200 bêtes venaient d’être déplacées et les chemins étaient boueux pour apporter du liquide. Les moutons ont manqué d’eau durant moins de 24 heures», poursuit-il.

Dépité

Au final, le Tribunal de Bülach a baissé l’amende à l’agriculteur à 400 francs. Le prévenu a bénéficié du fait qu’aucune autopsie de l’agneau n’ait été pratiquée et donc on ne connaît pas les causes de son décès.

Le paysan est cependant dépité. «Je ne sais pas comment je vais payer ça» a-t-il expliqué au juge. Avec un emploi d'agriculteur à 50% et l'entretien du ménage à temps partiel, il gagne environ 3500 francs nets. «Je n'ai déjà pas les moyens de payer les 1700 francs de pension alimentaire pour mes deux jeunes enfants.» Il ne gagne rien avec l'élevage de moutons. Et de conclure: «Peut-être que je vais devoir aller en prison maintenant parce que je ne peux pas payer l'amende.»

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