Elisabeth Fritzl n'aurait jamais pu sortir de sa cave
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Elisabeth Fritzl n'aurait jamais pu sortir de sa cave

La cave dans laquelle Josef Fritzl avait séquestré et violé sa fille pendant 24 ans à Amstetten n'avait pas de dispositif d'ouverture automatique contrairement à ce qu'il avait affirmé.

Des experts techniques, qui ont passé au crible ce réduit de 55 m2 sans fenêtres, ont démenti les affirmations de Fritzl selon lesquelles ses prisonniers, sa fille Elisabeth et les enfants de l'inceste qu'il retenait dans cette cave de la maison familiale, auraient pu en sortir s'il lui était arrivé quelque chose.Selon la dernière édition du magazine News datée de jeudi, les experts n'ont trouvé aucune preuve de l'existence d'un tel dispositif d'ouverture automatique de la cachette secrète.Josef Fritzl, 73 ans, avait avoué lors de son arrestation fin avril, avoir séquestré et violé sa fille Elisabeth, âgée aujourd'hui de 42 ans. Il avait aussi reconnu que sept enfants étaient nés dans cette cave des relations incestueuses imposées à sa fille, dont un bébé est mort peu après la naissance. Fritzl avait affirmé avoir lui-même installé un dispositif d'ouverture automatique des portes, qu'il avait posées à l'entrée de la cave, en cas d'absence prolongée qui l'aurait empêcher d'apporter des vivres à ses prisonniers.Les enquêteurs ont au contraire découvert, selon News, que l'accès à la cave se faisait par le passage de huit portes dont les trois dernières étaient munies de serrures électroniques, que seul le père incestueux pouvait ouvrir.Fritzl, qui est en détention préventive à la prison de Sankt Pölten en attendant son procès prévu avant la fin de l'année, avait une formation d'électricien. Mais selon les experts, le câblage électrique du réduit aménagé présentait de graves lacunes qui auraient pu causer des courts-circuits et donc des incendies aux conséquences fatales pour Elisabeth et ses enfants.De même, les experts ont indiqué que le système de ventilation de la cave était totalement insuffisant.Le porte-parole du parquet de Sankt Pölten, en charge de l'enquête, Gerhard Sedlacek n'a pas voulu commenter l'article de News.

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