Donald Trump: «Elle a dit que c’était très sexy d’être violée»

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Donald Trump«Elle a dit que c’était très sexy d’être violée»

Des extraits d’une déposition dans laquelle l’ancien président américain, sous serment, insulte la journaliste qui l’accuse de viol, ont été dévoilés.

Getty Images via AFP

Donald Trump fait face à des accusations de viols de la part d’une journaliste, Elizabeth Jean Carroll. Les faits se seraient déroulés «il y a environ vingt-sept ans (…) dans le grand magasin de luxe Bergdorf Goodman, sur la Cinquième Avenue, à New York» selon la plainte, qui détaille que l’ancien président des États-Unis l’aurait alors «plaquée et coincée contre la paroi d’une cabine d’essayage avec son épaule», avant de la violer.

Or, vendredi, des parties de la transcription de la déposition de cinq heures et demie faite en octobre par Donald Trump ont été rendues publiques après qu’un juge fédéral a rejeté une demande visant à garder le document scellé. D’autres extraits pourraient être rendus publics prochainement. Dans ceux-ci, l’ancien président nie avoir agressé sexuellement la journaliste, tout en se référant à elle à plusieurs reprises par des termes désobligeants et en menaçant de contre-attaquer.

«Je ne sais rien de cette cinglée»

«Elle a dit que je lui ai fait quelque chose qui n’a jamais eu lieu. Il n’y a rien eu. Je ne sais rien de cette cinglée», a déclaré Donald Trump, selon la transcription, citée par CBS. Dans les extraits, faisant face à l’avocate de Carroll, Roberta Kaplan, il explique que la journaliste est l’auteure d’une «arnaque complète» et qu’elle a inventé ce viol pour «faire la promotion d’un livre vraiment minable».

«Je la poursuivrai en justice une fois que ce sera terminé, et j’ai vraiment hâte de le faire. Et je vous poursuivrai aussi», a-t-il dit à l’avocate. L’accusation de Carroll s’était en effet retrouvée dans un livre paru en 2019. Peu après, Donald Trump, niant le viol, avait déclaré qu’elle «n’était pas son type», une déclaration qu’il a par la suite avoué n’être «pas politiquement correcte».

«Elle a aimé ça»

À un moment de la déposition, Trump traite Carroll de «malade mentale». Puis il interprète mal une interview que Carroll avait donnée à CNN, affirmant à tort qu’elle avait parlé d’aimer être agressée sexuellement. «Elle a en fait indiqué qu’elle aimait ça. D’accord? a déclaré Trump. En fait, je pense qu’elle a dit que c’était sexy, n'est-ce pas? Elle a dit que c’était très sexy d’être violée. N’a-t-elle pas dit ça?»

En réalité, Donald Trump faisait référence à une interview parue dans CNN et dans laquelle E. Jean Carroll déclarait qu’elle préférait l’utilisation du terme «combat» plutôt que «viol», car certaines personnes «pensent que le viol est sexy».

À un autre moment de la déposition, l’avocate a demandé à Trump s'il avait déjà touché une femme à la poitrine, aux fesses ou à toute autre partie sexuelle sans son consentement. «Eh bien, je vous dirai non, mais il y a peut-être des gens, comme votre cliente, qui mentent», a-t-il répondu. Et de conclure: «C’est un canular et un mensonge, juste comme tous les autres canulars qu’on m’a fait subir, pendant ces sept dernières années.»

Victime ou témoin d’une agression sexuelle?

(mat)

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