Actualisé 04.09.2014 à 16:24

France«Elle a encore tous leurs SMS, elle est inarrêtable»

Alors que le livre de Valérie Trierweiler sort ce jeudi en librairie, les réactions fusent dans l'entourage de François Hollande. Le président, lui, est «catastrophé» mais ne portera pas plainte.

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Après la publication d'extraits du livre de Valérie Trierweiler, qui sort ce jeudi en librairie, François Hollande accuse le coup. Selon «Le Parisien», le président français n'a rien vu venir, même si son ex-compagne l'avait menacé de se venger en prenant la plume. Ce n'est que mardi que le chef de l'Etat a appris la parution de «Merci pour ce moment».

Selon RTL, Valérie Trierweiler a appelé son ex-compagnon pour le prévenir, juste avant le tweet d'une journaliste rendant la nouvelle publique. François Hollande s'est alors rapidement procuré un exemplaire de «Paris Match». C'est là qu'il a découvert les extraits du bouquin. «Je suis catastrophé», a-t-il écrit par SMS à une amie commune. Ceux qui ont croisé le président ce jour-là évoquent un homme «écoeuré, sonné, qui avait le poids du monde sur les épaules». «Il aura tout eu», souffle un proche de Hollande.

«C'est dévastateur. S'il a dit ça, il est fou»

A l'Elysée, le sujet est tabou. Selon «Le Parisien», les proches du chef d'Etat craignent qu'il ne se ferme encore plus et qu'il perde définitivement sa jovialité. Une chose est sûre: François Hollande ne portera pas plainte. Dans son entourage, l'amertume et la rancoeur sont de mise: «Ce qu'elle fait, c'est obscène, indécent, irresponsable alors qu'il est encore en fonctions. Ça va forcément l'écorner. En plus, elle joue les femmes outragées alors qu'elle faisait son mari cocu avec François!», peste un proche du président.

Quant à savoir si le politicien appelle véritablement les pauvres des «sans-dents», ses amis s'interrogent. «C'est dévastateur. S'il a dit ça, il est fou. Il faut respecter les gens, surtout quand tu es élu de Corrèze», réagit l'un d'eux. Certains ne reconnaissent pas leur ami dans le portrait dressé par Trierweiler. D'autres pensent que cette fameuse phrase était une plaisanterie.

«Le Parisien» raconte encore que dans les coulisses du gouvernement, la consternation règne. C'est le coup de grâce. (...) Peu importe combien de bouquins se vendent, le mal est fait, regrette un conseiller gouvernemental. «Il est condamné. C'est une forme d'oraison funèbre. Elle est inarrêtable, elle a encore tous leurs textos. Il ne peut pas tenir trois ans comme ça...», confie un membre du PS, atterré.

Valls appelle à la «dignité»

En visite jeudi dans une école primaire du nord-est de la France, le Premier ministre s'est exprimé sur le livre de Valérie Trierweiler. «Il faut de la dignité. Par des attaques outrancières, par le mélange de la vie publique et de la vie privée, on abaisse le débat», a déclaré Manuel Valls.

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