Elle chute d'une fenêtre lors d'une perquisition
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Elle chute d'une fenêtre lors d'une perquisition

Paris - Une Chinoise en situation irrégulière s'est grièvement blessée jeudi en chutant de la fenêtre d'un appartement du Xe arrondissement de Paris lors d'une perquisition où les policiers recherchaient la locataire des lieux mise en cause dans une affaire de vol, a-t-on appris de sources judiciaires.

La femme est tombée de la fenêtre lorsque les policiers vérifiaient l'identité de la locataire de l'appartement dans le cadre d'une affaire de vol et non de sans-papiers, a-t-on précisé de mêmes sources. La Chinoise, dont l'âge n'a pas été précisé, a été hospitalisée et se trouvait dans le coma jeudi soir.

Les policiers agissaient dans le cadre d'une procédure instruite à Meaux (Seine-et-Marne) pour vol à la suite de la plainte déposée quelques temps plus tôt par un ressortissant chinois, expulsé depuis, a-t-on expliqué de sources judiciaires.

L'homme, placé en centre de rétention avant son expulsion, avait demandé à ce que ses effets soient récupérés chez sa logeuse dans le Xe arrondissement. Une fois en leur possession, il avait déposé plainte estimant que la femme qui l'hébergeait lui avait volé différents objets.

L'enquête, ouverte à la suite de sa plainte, a continué après son expulsion, a-t-on souligné de sources judiciaires. C'est dans le cadre de ce dossier que les policiers se sont rendus au domicile de la logeuse, d'où est tombée la Chinoise. Un magistrat du parquet de Paris s'est déplacé sur les lieux du drame.

Rappelant que le petit Ivan Dembski, fils de sans-papiers russes, était également tombé dans le coma après avoir fait une chute du 5e étage le mois dernier alors qu'il tentait d'échapper, avec son père, à un contrôle de police à Amiens (Somme), le Réseau éducation sans frontières (RESF) a mis en cause jeudi la politique du gouvernement et de son ministre de l'Immigration Brice Hortefeux.

«Ces gestes désespérés sont à l'évidence le produit de la terreur que les mesures du ministre des expulsions fait voter par un parlement aux ordres», a commenté RESF dans un communiqué en référence à la loi votée par l'Assemblée nationale cette semaine.

AP

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