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Etats-UnisElle corrige la faute d'un élève sur Twitter: virée

La community manager de plusieurs écoles du Maryland a fait remarquer à un étudiant que son tweet contenait une grosse faute d'orthographe. Elle a perdu son job séance tenante.

par
joc
Katie va devoir se trouver un nouveau travail.

Katie va devoir se trouver un nouveau travail.

Katie Nash, 33 ans, travaillait depuis novembre dernier comme social media manager pour un réseau d'écoles du Maryland. La jeune femme a déjà perdu son poste pour une raison surprenante: elle s'est permis de corriger la faute d'orthographe commise par un élève sur les réseaux sociaux. Le 5 janvier, un internaute s'est adressé au compte Twitter de son établissement, géré par Katie: «Fermez l'école demain, s'il vous plaît», a-t-il supplié. Au lieu de «tomorrow» (demain), l'étudiant a écrit «tammarow», ce qui n'a pas échappé à l'administratrice du compte.

La trentenaire s'est donc fendue d'une réponse qu'elle voulait taquine mais gentillette: «Mais alors comment apprendrais-tu à écrire «demain»?, a-t-elle réagi avec un smiley.

L'élève en question a plutôt bien pris le tweet de Katie. Pas le réseau des écoles du comté de Frederick, qui a mis fin à son contrat avec l'Américaine, rapporte le «New York Daily News». «Cela s'est passé très vite. Ils m'ont donné une lettre et m'ont demandé mon badge», raconte Katie.

Ce licenciement a scandalisé les élèves et d'autres internautes, qui utilisent les hashtags #KatiefromFCPS et #freeKatie pour soutenir la community manager. Une pétition a même été lancée pour aider l'Américaine à récupérer son job. «Nous devons lui rendre son travail ou au moins lui en trouver un où elle sera appréciée à sa juste valeur. Son commentaire était justifié. L'orthographe était fausse et sa réponse était respectueuse et néanmoins véridique», dit le texte.

Elle reste philosophe

Depuis son propre compte Twitter, la jeune femme a dit toute l'estime qu'elle a pour les étudiants de son ancienne école et assure ne rien regretter: «Faites vos devoirs, personne ne vous enlèvera votre éducation», a-t-elle écrit vendredi. Katie regrette que la direction de l'établissement scolaire n'ait pas été plus claire concernant son cahier des charges. Elle aurait notamment apprécié recevoir des indications plus précises concernant son utilisation de Twitter.

Qu'à cela ne tienne, la trentenaire reste philosophe: «J'essaie vraiment de dire à chacun des élèves que peut-être que ce n'est pas juste, mais que la vie continue. J'ai beaucoup d'opportunités devant moi parce que j'ai reçu une super éducation», conclut-elle.

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