«Elle criait «à poil». Alors je me suis mis tout nu»

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«Elle criait «à poil». Alors je me suis mis tout nu»

Un artiste lausannois sur lequel Valérie Garbani a jeté des bières vendredi soir à Neuchâtel témoigne.

«J'ai été choqué qu'une élue de gauche adopte un tel comportement. J'ai trouvé ça vachement intolérant», raconte un chanteur lausannois. Vendredi soir, il se produisait à la Case-à-Chocs à Neuchâtel avec son groupe.Quelques heures avant que la police n'intervienne chez Valarie Garbani, qui criait à sa fenêtre, l'artiste a eu maille à partir avec la politicienne. Il confirme une information de 24 heures. «Elle m'a lancé des bières dessus en disant que ma musique, c'était de la merde.» Habitué des spectacles déjantés, le chanteur poursuit: «Nous sommes montés sur scène vers 1 h du matin. Valérie Garbani était dans les premiers rangs. Elle nous a houspillés d'entrée de jeu.»

Quant à d'éventuelles provocations de sa part, le Lausannois s'en explique. «Lors du spectacle, j'effectue un strip-tease avec une fille du groupe. On enlève nos habits et on se retrouve dans une combi moulante. A ce moment, la politicienne a crié «à poil, à poil». Alors je me suis mis tout nu.» Le chanteur, qui avoue avoir plutôt de la sympathie pour la Neuchâteloise, regrette surtout «qu'elle ait descendu leur musique sans même écouter». De son côté, Valérie Garbani a fait savoir qu'elle ne s'exprimerait pas sur le sujet avant de rencontrer une nouvelle fois le comité de son parti. Soit vendredi.

Le comité du Parti socialiste de Neuchâtel s'est réuni lundi en présence de l'intéressée. La réunion a été «longue» et n'a pas permis de faire le tour du problème, selon Matthieu Béguelin, président de la section. L'entretien reprendra vendredi. L'enjeu de la discussion porte sur le soutien à accorder à sa représentante. De son côté, le ministère public a confirmé à la RSR qu'il avait transmis à Valérie Garbani une demande de renseignements sur les violences domestiques dont elle est victime. La conseillère communale n'a pas encore répondu à cette requête, formulée fin mai, a indiqué le procureur Pierre Cornu.

Sébastien Jost

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