15.10.2020 à 12:56

ItalieElle droguait sa collègue en cachette pour la faire virer

Pendant près d’un an, une employée ajoutait des anxiolytiques au café de sa voisine de bureau dans l’espoir d’altérer son efficacité et de provoquer, à moyen terme, son licenciement.

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Une Italienne de 53 ans a été condamnée cette semaine à quatre ans de prison pour avoir fait vivre un enfer à une de ses collègues entre 2017 et 2018. Employée d’une compagnie d’assurances basées à Bra (Piémont), Mariangela a eu vent de rumeurs de licenciements au sein du personnel. Pour assurer ses arrières, la quinquagénaire a décidé de s’en prendre à la personne qui occupait un poste similaire au sien, explique «La Repubblica».

Pendant près d’un an, elle a glissé des anxiolytiques (ndlr: Valium, Xanax et autres) dans le cappuccino de sa victime. L’Italienne espérait ainsi altérer son efficience au travail et, à moyen terme, provoquer son licenciement. La victime a fini par se rendre compte que quelque chose n’allait pas quand, un jour, elle a percuté un arbre en rentrant chez elle en voiture. Dans un premier temps, son médecin n’a toutefois rien décelé d’anormal.

Les suspicions de l’employée ont commencé à s’accentuer quand celle-ci a réalisé que les symptômes désagréables ne s’étaient pas manifestés pendant ses vacances. De retour au travail, la victime a été intriguée par le comportement étrange de Mariangela, qui insistait lourdement pour qu’elle prenne un cappuccino.

Elle insiste pour lui servir un café

L’employée a joué le jeu, acceptant la demande de sa collègue, mais a discrètement prélevé un échantillon de la boisson. Il s’est avéré par la suite que le cappuccino de la victime contenait une forte dose d’anxiolytiques. «Le médicament provoque de la fatigue, des maux de tête, des vertiges et des douleurs musculaires, et le rythme de travail de ma cliente a ralenti», affirme Cristiano Burdese, l’avocat de la victime.

Filmée en train de droguer le cappuccino de sa collègue, Mariangela continue pourtant de nier les faits et a fait appel de sa condamnation. «Ma cliente est extrêmement inquiète. Elle ne comprend pas comment cette histoire absurde a pu détruire sa vie», indique Me Alberto Pantosti. Lors du procès, l’ancien chef de l’accusée a assuré qu’à l’époque, aucun licenciement n’était envisagé et que la société cherchait au contraire à recruter de nouveaux employés.

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