Actualisé 16.01.2015 à 11:31

Etats-Unis

Elle envoie une «lettre au paradis» et reçoit un signe

Chaque année depuis la mort de son père, Ashlynn lui envoie par les airs un message écrit sur un ballon. La semaine dernière, l'ado a reçu une réponse inattendue.

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joc

Le père d'Ashlynn Marracino, 16 ans, est mort en 2010 d'une rupture d'anévrisme. L'homme avait passé plusieurs années en prison et avait été libéré quand sa fille était âgée de 10 ans. Leurs retrouvailles n'auront cependant duré qu'une année, raconte NBC. Depuis, à chaque anniversaire du défunt, l'adolescente lui adresse un message qu'elle écrit sur un ballon et qu'elle lâche ensuite dans les airs. «Pour qu'il puisse le lire depuis le paradis», explique-t-elle.

Cette année, la jeune fille a écrit: «Je fais du softball depuis 11 ans maintenant. Tu y crois? J'espère que c'est toi qui m'as aidée pour tous ces home runs. Je n'aime pas le fait que je ne t'aie jamais eu dans ma vie. C'est injuste. Fais-moi signe s'il te plaît. N'importe quoi qui me ferait savoir que tu es là. Tu me manques tellement et je veux que tu reviennes.»

Comme chaque année, Ashlynn ne s'attendait pas le moins du monde à obtenir une quelconque réponse. Mais cette fois, le ballon lâché par la jeune fille depuis sa maison de Whittier a voyagé 700 kilomètres au-dessus de l'Etat de Californie pour finir son périple à Auburn. Le message est tombé entre de bonnes mains, celles de Lisa Swisley, propriétaire d'un restaurant. Touchée par la détresse de l'adolescente, l'auteure de la découverte a décidé de lui faire une jolie surprise.

Elan de solidarité

Lisa a publié la lettre sur une page Facebook destinée à encourager et promouvoir les actes désintéressés de gentillesse et de bonne volonté. «J'ai pensé que ce serait sympa de lui envoyer quelque chose pour lui montrer mon soutien. J'ai sauté sur mon ordinateur et demandé aux gens de m'aider», explique la Californienne.

L'appel de Lisa Swisley a été entendu: Ashlynn a été couverte de cartes et de colis envoyés par de parfaits inconnus désireux de la réconforter. L'adolescente et sa bienfaitrice ont pu converser via Skype. «J'ai demandé à mon père de me faire un signe. Je pense que ça, c'est un signe», confie la jeune fille, bouleversée par cet élan de solidarité.

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