Actualisé 21.02.2014 à 06:00

Ski freestyleElle ne veut pas s'embarrasser de regrets

La Vaudoise Virginie Faivre a terminé «chocolat» du half-pipe. Mais elle a donné tout ce que son corps pouvait supporter.

de
Robin Carrel, Rosa Khutor

Double gagnante du général de la Coupe du monde et deux fois championne du monde, la Saint-Légerine de 31 ans avait fait des Jeux olympiques le dernier grand objectif de sa fructueuse carrière. Mais la marche était trop haute pour Virginie Faivre, battue par l'Américaine Maddie Bowman, la Française Marie Martinod et la Japonaise Ayana Onozuka. Elle a pourtant passé une ­figure – un «flair» – qu'elle n'avait jamais réussie en compétition jusqu'ici. «J'ai tout donné, je voulais la tenter pour ne pas avoir de regrets, a essayé de sourire la Vaudoise. Il y a tellement d'émotion... C'est la nuit la plus incroyable de ma carrière.»

Pour ne rien arranger, Faivre a été ennuyée toute la saison par un mal de dos récurrent. Ses soucis ont même empiré deux jours avant le jour J. Jeudi, la skieuse a dû se «faire violence», au point d'avouer qu'elle était «fière d'être là malgré toutes les blessures subies». Après son deuxième run, au terme des corvées médiatiques, elle n'avait plus qu'une envie: aller s'allonger. «J'ai fini tellement de fois quatrième que ça me ferait presque rigoler, a-t-elle raconté en alternant rires et larmes. Mais c'est un sport à jugement. Je n'aimerais pas être à la place des juges et j'en ai profité quelques fois. Je souhaite quand même avoir droit à une médaille en chocolat, même si je n'aime pas ça...»

L'autre Suissesse en lice, la sculpturale Mirjam Jäger, a rempli son objectif en ralliant la finale. «C'est un plaisir de voir les filles skier aussi bien. C'est une supervitrine pour notre discipline, qui faisait son apparition aux Jeux cette année», s'est marrée la Zurichoise. Elle rentrera à la maison avec un diplôme olympique, grâce à sa 8e place.

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