Etats-Unis - Elle perd la garde de son fils parce qu’elle n’est pas vaccinée
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États-UnisElle perd la garde de son fils parce qu’elle n’est pas vaccinée

Un juge a annoncé à une Américaine, qui partage la garde de son enfant de 11 ans avec son ex-mari, qu’elle ne verrait plus son fils tant qu’elle n’aurait pas reçu le vaccin contre le Covid-19.

Un juge du comté de Cook (Illinois) a pris une décision semble-t-il inédite aux États-Unis, le 10 août dernier. Lors d’une banale audience via Zoom portant sur les pensions alimentaires d’un enfant, le magistrat a demandé aux parents s’ils étaient vaccinés contre le Covid-19. Cette question a interloqué Rebecca Firlit, 39 ans: «Je lui ai demandé ce que cela avait à voir avec l’audience», explique-t-elle au «Chicago Sun Times». «Je suis le juge et c’est moi qui prends les décisions concernant votre dossier», a rétorqué James Shapiro.

La trentenaire n’était pas au bout de ses surprises: quand elle a répondu qu’elle n’était pas vaccinée, le juge a décrété qu’elle ne verrait plus son fils de 11 ans jusqu’à ce qu’elle le soit. Selon l’avocate de l’Américaine, elle et son client sont divorcés depuis sept ans et se partagent la garde de leur enfant. Vacciné, le père du garçon n’avait jamais évoqué le fait que son ex-femme ne l’était pas. «J’ai eu des réactions indésirables à des vaccins dans le passé et mon médecin m’a conseillé de ne pas me faire vacciner. Il y a un risque», explique l’intéressée au «Washington Post».

Le père de l’enfant satisfait

Le père de l’enfant et son avocat ont approuvé cette décision: «Des enfants sont morts à cause du Covid-19. Je pense que chaque enfant devrait être en sécurité, et je suis d’accord avec le fait que la mère devrait se faire vacciner», avait déclaré Me Jeffery M. Leving. Atterrée, Rebecca a dû se résoudre à communiquer avec son enfant par téléphone. «Je lui parle tous les jours. Il pleure, je lui manque», confie la trentenaire, qui a fait appel de cette décision.

Le juge Shapiro a fini par revenir sur sa décision lundi matin, mais n’a pas dit son dernier mot sur la vaccination parentale, écrit WGNTV. Me Annette Fernholz, avocate de Rebecca, a fait savoir qu’elle demandait à une Cour d’appel d’intervenir et d’annuler la décision de James Shapiro, estimant que le juge «outrepassait largement son autorité judiciaire». «Bien sûr, (Rebecca) est très heureuse de revoir son fils, mais elle est aussi très inquiète de savoir comment l’avocat du père va réagir», a ajouté l’avocate.

(joc)

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