France: Elle profite de l'argent de ses voisins et finit en prison
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FranceElle profite de l'argent de ses voisins et finit en prison

Une femme de trente ans, qui avait mené grand train pendant un an, grâce aux comptes bancaires de ses ex-voisins âgés de 71 et 83 ans, a été condamnée mardi à 15 mois de prison dont trois mois fermes, par le tribunal de Nanterre.

D'avril 2008 à avril 2009, Inès Z. a utilisé les cartes de crédit et chèques de ses ex-voisins, à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), à hauteur de 19.600 euros, notamment pour des vacances en Thaïlande ou à Cuba, ou la pose d'implants mammaires. Elle avait noué avec le couple une relation d'amitié.

«J'ai fait une commande sur internet pour un spectacle, je suis allée au restaurant, j'ai invité des copines, c'était du grand n'importe quoi», a-t-elle expliqué, en pleurs, au président de la 14è chambre, Olivier Fourmy.

Elle s'effondre

La jeune femme, en talons hauts et cheveux tirés en queue de cheval, appelée une première fois à la barre, s'est effondrée, dans un malaise feint ou réel.

Revenant devant le tribunal, elle s'est adressée, en pleurs, à la septuagénaire: «Je sais que je vous ai fait du mal, que je vous ai déçus, je le sais, Mamoune».

La vieille dame, en fauteuil roulant, a évoqué leur rencontre, en 2005: «Elle se disputait avec son mari, qui lui a donné des coups. Mon mari est sorti, et nous l'avons récupérée, elle saignait».

L'argent facile

La jeune femme aidait le couple, avec lequel elle passait du temps. En 2008, Inès Z. commence à utiliser leur carte bleue, puis leurs chèques: «Je ne sais pas ce qui m'a pris, il y avait une facilité d'argent, j'ai honte de moi».

Pour que le couple ne se rende pas compte des sommes manquantes, la jeune femme transférait de l'argent depuis le compte épargne, utilisé comme «bas de laine». Elle intercepte également les relevés bancaires avant qu'ils n'atterrissent entre les mains de leurs destinataires.

Me Julien Gautier, avocat du couple, a fait état d'un «comportement méthodique, organisé», qui «fait en sorte (que les époux) ne s'aperçoivent pas que leurs comptes sont débiteurs».

Dédommagement financier

Au mois d'avril, après une conversation avec la banque, le couple avait découvert l'argent manquant, et déposé plainte en avril dernier. Inès Z. avait été interpellée le 6 octobre, et renvoyée devant le tribunal pour vol, contrefaçon ou falsification de chèques, escroquerie, altération frauduleuse de la vérité dans un écrit, et usage de chèque contrefait ou falsifié.

Le Ministère public, évoquant un «comportement lâche» et «pernicieux», avait requis 18 mois de prison dont 15 avec sursis de mise à l'épreuve et le remboursement des victimes sous le contrôle du juge d'application des peines.

La jeune femme a été condamnée à 15 mois de prison dont trois mois fermes et un an de sursis avec mise à l'épreuve, et à l'indemnisation de ses victimes à hauteur de 19 000 euros au titre du préjudice matériel, 2000 euros chacun au titre du préjudice moral, et 750 euros de frais de défense.

(afp)

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