Elle subit une chimiothérapie par erreur
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Elle subit une chimiothérapie par erreur

A Genève, une femme de 36 ans a subi par erreur une chimiothérapie pour un cancer du sein imaginaire.

Une plainte a été déposée. Elle vise cinq médecins, a relevé vendredi l'avocat de la victime Daniel Meyer, confirmant une information de la Tribune de Genève.

Une confusion d'échantillons est à l'origine du drame. Se plaignant de douleurs à un sein, la femme a consulté son médecin traitant. Celui-ci ordonne une biopsie. L'examen indique l'existence d'une forme de cancer grave. Or il s'agit des résultats d'un prélèvement effectué sur une autre femme.

La plaignante est alors opérée malgré le fait que des analyses d'imagerie par résonance magnétique (IRM) et radiologiques ne révèlent pas de cancer. La patiente se voit enlever du tissu mammaire. Elle est ensuite contrainte de suivre une chimiothérapie, un traitement lourd qui lui fait perdre ses cheveux.

Dans la foulée, on lui prescrit une radiothérapie, qu'elle compte suivre aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Ces derniers sont intrigués par le cas. Ils découvrent la méprise en constatant, lors d'une analyse d'ADN, que celui de la jeune femme ne correspond pas à celui du tissu prélevé lors de la biopsie.

A cause des lourds traitements qui lui ont été infligés, la femme ne pourra plus avoir d'enfants. La justice ne sera pas la seule à s'occuper de cette affaire. «Nous avons aussi saisi la commission de surveillance des professions de la santé et des droits des patients», a relevé M. Meyer. (ats)

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