États-Unis: Elle trafiquait des vidéos pour piéger les rivales de sa fille pom-pom girl
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États-UnisElle trafiquait des vidéos pour piéger les rivales de sa fille pom-pom girl

Une Américaine a utilisé la technologie «deepfake» pour tenter de faire évincer des membres de l’équipe de cheerleading de son ado.

Elle était prête à tout pour que son adolescente brille plus fort que les autres. Pour faire évincer des membres de l’équipe de pom-pom girls de sa fille, une Américaine de 50 ans a trafiqué des vidéos dans le but de nuire à leur réputation. Raffaela Spone est visiblement très calée en la matière, puisqu’elle s’est servie de la technologie «deepfake», une méthode de truquage aussi réaliste qu’inquiétante. Au moins trois jeunes filles ont été victimes des agissements de Raffaela, qui remontent à l’été dernier. La quinquagénaire a été arrêtée le 4 mars.

La mère de famille envoyait de manière anonyme ces fausses vidéos aux coaches de l’équipe de pom-pom girls de Chalfont (Pennsylvanie), selon ABC 6. Les images montraient les lycéennes en maillot de bain ou parfois nues, en train de boire ou de vapoter, ce que le règlement des Victory Vipers interdit formellement. En parallèle, Raffaela faisait également parvenir ces vidéos à ses victimes et les bombardait de messages les poussant à se suicider.

«Cela faisait un moment que cela durait»

Madi Hime, 17 ans, se souvient du jour où sa coach lui a montré un de ces montages: «Je suis allée dans ma voiture et j’ai commencé à pleurer, ce n’était pas moi sur cette vidéo», raconte-t-elle à «Good Morning America». Alertée par sa fille, Jennifer Hime a sauté sur son téléphone: «Cela faisait un moment que cela durait. Je lui ai dit que j’allais appeler la police, parce que je voulais qu’elle voie à quel point je la croyais», confie-t-elle.

Cette vidéo montrant Madi Hime en train de vapoter est un faux.  

Cette vidéo montrant Madi Hime en train de vapoter est un faux.

Good Morning America

Les enquêteurs ont déterminé que ces images étaient effectivement des «deepfakes». Ils ont ensuite pu remonter jusqu’à la quinquagénaire grâce à son adresse IP. Raffaela Spone a été mise en examen pour cyberharcèlement d’enfants. Elle réfute toute implication dans cette étrange conspiration. «Elle nie absolument les charges qui pèsent contre elle et, comme la presse en a parlé, elle a reçu des menaces de mort», affirme son avocat. Il semble que la fille de l’accusée n’était pas au courant de ses agissements.

(joc)

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