23.12.2019 à 07:12

Genève

Elle vit dans un taudis, la régie fait la sourde oreille

Nadia tente de faire rénover son logement depuis 2018. La fondation HBM propriétaire intervient.

de
Jérôme Faas
L'humidité a fait des ravages autour des fenêtres du logement.

L'humidité a fait des ravages autour des fenêtres du logement.

20 Minutes / jef

Moisissure qui ronge murs et plafond près des fenêtres, vent qui s'engouffre dans les pièces, peinture qui s'écaille, plafond qui s'effrite, parquet qui noircit: Nadia, son ami et ses trois enfants d'un, 10 et 13 ans vivent dans des conditions folles à la rue de la Golette, à Meyrin. Ce 4-pièces (dont une cuisine) loué 1273 fr. par mois à la fondation HBM Camille-Martin (qui gère 1627 logements sociaux) se désagrège, malgré les demandes répétées de Nadia depuis 2018 à la régie Brun.

«J'appelle presque une fois par semaine, mais ils ne font rien. Mais ce ne sont pas leurs enfants qui habitent là! Nous devons tous dormir au salon tant les deux chambres à coucher ont moisi. En 2018, un bout de plafond est tombé dans le berceau du bébé. C'est si humide que même la couleur des jouets a changé. Mon fils est toujours enrhumé. Voir mes enfants vivre ainsi me rend très triste.»

Contactée mercredi, la régie s'est d'abord contentée d'indiquer que son service technique ferait le nécessaire (lire l'encadré). Le président de la fondation HBM, Ernest Greiner, lui, n'avait pas connaissance du cas. Découvrant l'état du logement, il «ne peut pas l'accepter». Il déplore que la régie ait tardé à agir. «C'est un manquement. Je regrette cette situation qui se produit très rarement.» Dès jeudi soir, il a lui demandé, ainsi qu'au service technique de la fondation, d'aller chez Nadia. Ils y étaient vendredi. «Une entreprise de nettoyage passera dès lundi (ndlr: le 23 décembre) et dès la fin des vacances des travaux, notamment de peinture, seront entrepris.»

Ecoute évolutive

Jeudi, la régie s'est contentée d'une réponse laconique. Elle est allée sur place vendredi, avec un employé de la fondation, informée la veille. Là-bas, resté seul, l'employé de la régie a passé un savon à la locataire, terrorisée. La fondation est à nouveau intervenue. Vendredi soir, le directeur général adjoint de la régie répondait aux questions posées, admettait que ses services avaient vu le logement en automne 2018 mais n'avaient pas résolu le problème et annonçait vouloir indemniser Nadia.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!