Suisse romande – Elles cherchaient à maigrir, elles se retrouvent hors-la-loi
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Suisse romandeElles cherchaient à maigrir, elles se retrouvent hors-la-loi

Trois femmes pensaient s’être vues prescrire, au Portugal, des produits légaux pour perdre du poids chez elles, en Suisse. Il s’agissait en réalité de plusieurs stupéfiants.

par
Fabrice Zwahlen
Trois femmes résidant en Valais et dans le canton de Vaud ont voulu commander des produits pharmaceutiques à l’étranger. Mal leur en a pris.

Trois femmes résidant en Valais et dans le canton de Vaud ont voulu commander des produits pharmaceutiques à l’étranger. Mal leur en a pris.

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Deux ressortissantes originaires du Portugal vivant en Valais et une Vaudoise installée sur la Riviera ont vécu des démêlés avec la justice helvétique auxquels elles ne s’attendaient pas le moins du monde.

Ces trois femmes rêvaient de perdre du poids. Afin d’y parvenir pour un coût inférieur à des produits achetés en Suisse, elles se sont vues prescrire pas moins de trois médicaments par un praticien portugais résidant à Lisbonne.

Entre 2004 et 2021 pour l’une, depuis l’an dernier pour la deuxième et depuis cette année pour la troisième, les trois connaissances ont donc plus ou moins régulièrement passé commande de produits auprès d’une pharmacie de la capitale portugaise. Problème: elles ont importé cette marchandise sans respecter les lois suisses. Plusieurs colis qui leur étaient destinés ont ainsi été interceptés par la police des douanes, à Genève.

Un joker mais un seul

Il s’avère que, selon la législation suisse en vigueur, deux des trois produits consommés sont considérés comme des dopants dans notre pays. Ce qui n’est pas le cas au Portugal. Le troisième a tout bonnement été importé illégalement dans notre pays.

Lors de l’enquête de police, les trois femmes ont plaidé leur bonne foi et une consommation strictement personnelle. Au moment de trancher l’affaire, le Ministère public du Bas-Valais a finalement fait preuve de clémence. Il a renoncé à les condamner, selon une ordonnance pénale rendue le 6 septembre dernier. À elles de ne pas récidiver sous peine, cette fois-ci, d’une sanction pénale.

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