Hautes écoles zurichoises: Elles croulent sous les étrangers
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Hautes écoles zurichoisesElles croulent sous les étrangers

Poly et Université songent aux moyens de limiter l'accès aux étudiants étrangers. Pour certains, il faut une sélection plus rigoureuse, pour d'autres une hausse du prix des inscriptions.

par
rga
L'UDC exige jusqu'à 6000 francs par an pour un étudiant étranger.

L'UDC exige jusqu'à 6000 francs par an pour un étudiant étranger.

Le nombre d'étudiants qui fréquente l'École polytechnique de Zurich (EPFZ) est passé de 4600 à 16'000 en dix ans et la proportion d'étudiants non suisses est passée de 20 à 32% en 10 ans. Le même phénomène est observé à l'Université de Zurich qui accueille 26'000 étudiants et dont la part d'étrangers a passé de 12 à 17%.

Avec la mobilité des étudiants induite par le système de Bologne, l'EPFZ et l'Université sont victimes du succès de cet accord international. Pour faire face, les autorités envisagent plusieurs solutions. Selon une proposition du Conseil des écoles polytechniques, une des pistes envisagées consisterait à augmenter les exigences d'entrée pour tous les détenteurs d'un bachelor. En clair: il n'y aurait plus d'accès automatique aux cursus du master. Il est envisageable que des examens d'entrée soient introduits à cet effet. Selon Markus Bernhard, porte-paroles du conseil, «nous avons atteint les limites de nos infrastructures». Il n'est pas question d'augmenter les taxes pour les étudiants étrangers.

L'Université de Zurich, quant à elle, songe à une hausse des taxes universitaires de quelques centaines de francs pour les étudiants étrangers, selon le «Tages-Anzeiger». L'UDC et le PDC ont critiqué cette décision du Conseil d'Etat zurichois. Les deux partis estiment que cette hausse est insuffisante. Pour le PS, «elle est un mauvais signal».

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