Swaziland: Elles dansent seins nus pour charmer leur roi
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SwazilandElles dansent seins nus pour charmer leur roi

Près de 30'000 femmes ont dansé «dans une atmosphère de sexualité débridée» devant Mswati III, le roi du Swaziland. Le monarque pouvait en choisir une pour compléter son harem.

La «danse des roseaux» est une tradition remise au goût du jour par le roi du Swaziland Mswati III en mal de popularité. Elle a connu son apogée lundi 29 août avec une nuée de jeunes filles venues danser le «shimmy», un mouvement des épaules avant-arrière sans bouger le buste, pendant plusieurs heures.

La danse tire sa notoriété de la beauté de ses participantes qui évoluent seins nus, certaines à peine pubères, de l'atmosphère de sexualité débridée qui entoure les festivités, et du droit que le roi, âgé de 43 ans, s'octroie de compléter son harem en choisissant l'une d'entre elles. En 2005, Mswati III, qui s'est autoproclamé «le roi lion», avait choisi une jeune femme de 17 ans, devenue sa treizième épouse.

De la nourriture pour attirer les concurrentes

Durant les cinq jours précédant ce spectacle, les jeunes filles ont été nourries, logées et transportées en camion aux frais du roi. Des messages publicitaires avaient été diffusés à la radio nationale appelant à une ample participation et annonçant qu'il y aurait beaucoup à manger pour tout le monde.

Lundi, le roi arborait un sourire jusqu'aux oreilles dans le stade où avait lieu la fête, envahi par environ 30'000 jeunes femmes et situé sur le domaine de royal de Ludzidzini, près de Mbabane, la capitale. Il s'est largement incliné devant chaque groupe régional venu lui présenter ses hommages et leurs roseaux, en clamant «Bayete!» ou «Roi!» tandis qu'une foule de 20'000 badauds s'était rassemblée. (afp)

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