Lausanne : Elles pensent avoir été droguées au Bô Noël
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Lausanne Elles pensent avoir été droguées au Bô Noël

Deux femmes ont ressenti nausées et pertes de mémoire après avoir bu des verres en soirée à un stand. Elles soupçonnent l'absorption d'une substance et ont été entendues.

par
Frédéric Nejad Toulami
Keystone/leo Duperrex

«J'écris pour vous mettre en garde les filles. Je suis allée boire un vin chaud au marché de Noël de Lausanne avec des copines et il y a de fortes chances pour qu'on m'ait mis quelque chose de pas net dans mon verre.» Cette mise en garde d'une jeune femme sur Facebook devient virale. Elle s'est sentie très mal le soir du vendredi 13 décembre au Bô Noël: état second, vomissement, difficulté à articuler et à bouger. Or, une de ses amies a subi les mêmes symptômes le soir d'avant au même stand, sous les Arches du Grand Pont.

Directeur de l'événement, Florian Schmied semble très concerné par cet incident mais se veut rassurant. «On a rencontré ces jeunes femmes mercredi, elles vont bien. Ce sont deux cas importants mais isolés sur 380'000 personnes qui fréquentent le Bô Noël.» Il redoute une psychose infondée, partie des réseaux sociaux: «Nous avons rencontré la police à ce sujet jeudi. Et on reste très attentifs même si ces comportements sont difficiles à détecter. Ils touchent plutôt les clubs mais nous avons informé tout le personnel des points de restauration de Bô Noël.»

En plus des patrouilles de police à travers le marché, il y a des équipes de sécurité baptisées Bô Gosses, qui patrouillent attentivement pour repérer des comportements suspects. Nous allons également sensibiliser nos visiteurs via les réseaux sociaux pour surveiller leurs verres et leurs affaires afin d'éviter cela et aussi pour décourager ceux tentés d'agir ainsi, précise Florian Schmied.

La police n'a pas enregistré de plainte pour l'heure à ce sujet. Elle rappelle toutefois des conseils de prudence: ne pas accepter de boissons proposées par des inconnus, ne pas laisser son verre sans surveillance, et aviser immédiatement le personnel ou la police (au 117) en cas de suspicion d'intoxication.

Les chiffres ne sont pas inquiétants

Dérivé du solvant GBL, le GHB est une drogue interdite bon marché aux effets secondaires euphorisants. Mais son mauvais dosage conduit à des symptômes décrits par les jeunes femmes. Voire parfois à des comas et même des décès. «De manière globale en 2019, nous ne constatons pas de hausse au niveau des intoxications avec ces substances, précise Sébastien Jost, porte-parole de la police lausannoise. En termes de saisie, elles sont même plutôt en diminution depuis plusieurs années.»

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