Réseau social: Elon Musk envisage une «amnistie générale» sur Twitter

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Réseau socialElon Musk envisage une «amnistie générale» sur Twitter

Après avoir réintégré Donald Trump, Elon Musk a demandé mercredi à ses abonnés s’il devait réintégrer ou non tous les comptes suspendus sur Twitter.

Elon Musk, lors d’une conférence à Vancouver, au Canada, le 14 avril 2022.

Elon Musk, lors d’une conférence à Vancouver, au Canada, le 14 avril 2022.

AFP

Elon Musk a lancé un nouveau sondage mercredi sur le rétablissement des comptes suspendus de Twitter, après que son dernier sondage l’a conduit à accueillir de nouveau Donald Trump sur la plateforme.

«Est-ce que Twitter devrait offrir une amnistie générale aux comptes suspendus, tant qu’ils n’ont pas enfreint la loi ou envoyé des spams de façon scandaleuse? Oui/Non», a-t-il demandé. Cinq heures après, environ deux millions de comptes s’étaient déjà prononcés, largement en faveur du «oui».

Le nouveau propriétaire et directeur général de Twitter a déjà réhabilité samedi le compte de l’ancien président américain Donald Trump, banni du réseau social après l’assaut du Capitole à Washington en janvier 2021, à cause des risques d’appels à la violence.

«Le peuple s’est exprimé. Trump va être rétabli», avait tweeté Elon Musk après que 15 millions de comptes ont répondu à son sondage sur le retour du multimilliardaire républicain, dont 51,8% en faveur du «oui». L’homme le plus riche au monde a expliqué à maintes reprises avoir racheté Twitter parce qu’il considère la plateforme comme la «place publique numérique» essentielle à la démocratie dans le monde.

Il juge la modération des contenus trop restrictive, mais sa vision absolutiste de la liberté d’expression fait craindre un déferlement d’abus (désinformation, discours de haine) sur le réseau social. De nombreuses marques ont déjà suspendu leurs dépenses publicitaires sur Twitter, qui en dépend à 90% pour ses revenus.

Modérateur-en-chef

L’entrepreneur libertaire a d’abord tenté de les amadouer, rappelant que les règles n’avaient pas (encore) changé et promettant de ne prendre aucune décision sur le rétablissement de comptes avant la création d’un «conseil de modération des contenus».

«Une large coalition de militants sociaux et politiques était d’accord pour ne pas essayer de tuer Twittter en asséchant nos recettes publicitaires à cette condition», a-t-il tweeté mardi. Mais «ils ont rompu l’accord», a-t-il ajouté, en guise de justification sur le retour de plusieurs personnalités évincées de la plateforme.

Vendredi il a en effet déjà laissé revenir une humoriste qui s’était fait passer pour lui, «The Babylon Bee», un site satirique américain, et Jordan Peterson, une personnalité médiatique conservatrice. Ces deux derniers avaient été suspendus respectivement en mars et en août pour infraction au règlement sur les propos haineux -- les deux s’étaient moqués de personnalités transgenres.

Lancement chaotique

Elon Musk semble néanmoins avoir une limite: il a indiqué qu’il n’allait pas autoriser à nouveau le complotiste américain d’extrême droite Alex Jones, poursuivi depuis plusieurs années par des parents de victimes de la tuerie de l’école de Sandy Hook de Newton (Connecticut) pour avoir affirmé que le massacre n’était qu’une mise en scène pilotée par des opposants aux armes à feu.

Ayant vécu la mort de son premier enfant, il a expliqué être «sans merci vis-à-vis de quiconque utiliserait les décès d’enfants pour (engranger des) gains financiers, politiques ou de renommée».

Elon Musk est largement critiqué pour ses décisions impulsives à la tête de Twitter, des licenciements massifs au lancement chaotique de nouvelles fonctionnalités. Il écarte les critiques plusieurs fois par jour sur son compte aux 118 millions d’abonnés à coup de memes (images parodiques), d’émoticônes, de provocations, d’attaques personnelles et de pirouettes.

(AFP)

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