«Gigabier»  – Elon Musk veut lancer sa propre bière
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«Gigabier» Elon Musk veut lancer sa propre bière

Le milliardaire américain a annoncé un breuvage alcoolisé, dont le nom est inspiré de la «gigafactory» qu'il a inaugurée samedi près de Berlin.

Elon Musk espère produire ses premières Tesla en Allemagne avant fin 2021, alors que l’usine qu’il a présentée samedi n’a pas encore reçu son permis de construire. 

Elon Musk espère produire ses premières Tesla en Allemagne avant fin 2021, alors que l’usine qu’il a présentée samedi n’a pas encore reçu son permis de construire.

Reuters 

Opération séduction près de Berlin: le constructeur américain Tesla a inauguré samedi sa future «gigafactory», la première en Europe, espérant livrer ses premières voitures électriques en décembre. Des milliers de personnes ont été accueillies pour une cérémonie festive, alors que l’entreprise n’a toujours pas reçu de permis de construire et que certains riverains s’opposent au projet.

Bière annoncée

«Nous sommes prêts à démarrer la production d’ici quelques mois, en novembre ou décembre, pour livrer, espérons-le, nos premières voitures en décembre», a déclaré Elon Musk. En présentant le cadre de vie pour les employés du site, qui accueillera une gare ferroviaire, le patron de Tesla a déclaré «nous aurons même une bière», devant un visuel du produit «Gigabier», a rapporté le site Teslarati. En novembre passé, Tesla avait lancé sa marque de tequila, vendue 250 dollars la bouteille, dont les stocks s'étaient rapidement épuisés, relatait alors CNN.

Séduire la population

Mais le but de cet journée «portes ouvertes» pour le constructeur était de montrer patte blanche auprès des habitants, après plusieurs mois de polémiques. Tesla a en effet bénéficié d’une procédure exceptionnelle et controversée d’autorisation préalable, qui lui a permis de débuter les travaux dès 2019, avant d’avoir un permis de construire. Aucune autorisation définitive n’a depuis été délivrée par les autorités locales, qui évaluent encore l’impact de l’usine sur l’environnement. Les travaux sont pourtant presque terminés. Ce régime d’exception a suscité la colère de certains riverains, inquiets pour les ressources en eau et la biodiversité de la région.

Des opposants au projet

«Stop Tesla», «l’eau et la forêt ne sont pas pour le profit privé»: certains d’entre eux s’étaient rassemblés samedi matin à une centaine de mètres de l’usine pour exprimer leur rejet du projet. «Aucune date n’est encore fixée» pour délivrer cette autorisation, a assuré à l’AFP le ministère de l’Environnement du Brandebourg, la région où est implantée l’usine. L’usine, annoncée en grande pompe en novembre 2019, s’étendra sur 300 hectares, pour une production de 500'000 véhicules électriques par an. Elon Musk prévoit également d’y construire «la plus grande fabrique de batteries au monde.»

Le groupe devra démonter l’usine à ses frais si aucun permis de construire ne lui était délivré. Une issue jugée «improbable» selon un expert, en raison du «soutien politique» au projet: «L’ensemble des partis politiques y est favorables.» Mais des «modifications de l’édifice» pourraient être demandées, retardant l’ouverture. Celle-ci était initialement prévue en juillet.

Usine de raffinage de lithium

L’Allemagne va accueillir en 2024 une usine de raffinage de lithium, un élément essentiel des batteries, construite par le groupe canadien Rock Tech Lithium qui y investira 470 millions d’euros (près de 510 millions de francs), permettant au pays de conforter la transition de son puissant secteur automobile. Il s'agirait de la «première en Europe» et permettra de fournir suffisamment de lithium raffiné pour construire «500'000 automobiles par an», a indiqué la société. Le lithium, un élément essentiel de la fabrication de batteries électriques pour voitures, doit être raffiné pour être utilisé ensuite dans un processus industriel. La première usine européenne de batterie et d’automobile du géant américain Tesla sera située à 80 km.

(afp/reg)

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