Football: Elton John peut se réjouir, Watford sera champion!
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FootballElton John peut se réjouir, Watford sera champion!

Auteur d'un début de saison parfait, le club cher à l'artiste anglais a beaucoup de similitudes avec Leicester, titré en 2016.

par
André Boschetti
Elton John exulte (ici avec l'un de ses fils): Watford imitera-t-il Leicester trois ans plus tard?

Elton John exulte (ici avec l'un de ses fils): Watford imitera-t-il Leicester trois ans plus tard?

Capture d'écran Sky Sports

Sous le regard d'un enthousiaste Elton John, Watford a signé une éclatante victoire dimanche dernier contre Tottenham, l'un des favoris dans la course au titre de champion de Premier League. Un troisième succès consécutif qui permet aux étonnants Hornets de partager la tête du classement avec Chelsea et Liverpool.

Un départ canon qui ne fait pas rêver que l'artiste et président d'honneur du club londonien. Les supporters des Hornets se prennent déjà à imaginer voir leurs protégés suivre les traces de Leicester, il y a trois ans. Il est vrai que quelques étranges petites similitudes existent entre ces deux clubs plus habitués à voyager à travers les quatre divisions professionnelles anglaise qu'à fêter des titres.

Lors de la saison 2014-2015, soit celle qui a précédé sa fantastique cavalcade vers le titre, Leicester avait terminé son championnat à un anonyme 14e rang final, avec un total de 41 points. Comme Watford la saison passée. De plus, les Foxes avaient un bilan de 11 victoires et 19 défaites pour 8 nuls. Parfaitement identique à celui des Hornets en 2017-2018.

Les parallèles entre les deux histoires ne s'arrêtent pas là, puisque tous deux peuvent compter sur un entraîneur latin, Claudio Ranieri et Javi Garcia, qui avait pas mal bourlingué avant de s'installer à, respectivement, Leicester et Walford. Mais Jimmy Conrad, un ancien footballeur américain, va encore plus loin. Dans un tweet, il ajoute: «Deeney c'est Vardy. Pereyra c'est Mahrez. Capoue c'est Kante. Forster c'est Schmeichel. C'est fait!»

Deux repris de justice

Ces comparaisons ne sont certes subjectives mais pas tout à fait fausses. Prenons Troy Deeney. Il y a quelques années, l'attaquant de Watford est passé par la case «prison» pour avoir avoir tabassé un étudiant dans un pub en raison d'un rapport pas si simple avec l'alcool. Mais, tout au long de sa carrière, Deeney a toujours marqué pas mal de buts, même si sa dernière saison n'a pas été la meilleure de ce point de vue.

Un parcours qui rappelle celui de Jimmy Vardy. L'ex-international anglais - il vient d'annoncer sa retraite - avait, on s'en souvient, dû jouer durant six mois avec un bracelet électronique au poignet. S'il continue sur cette courbe ascendante, Deeney (30 ans) pourrait peut-être finir par intéresser Southgate, le sélectionneur anglais. La même consécration tardive que Vardy. C'est en tout cas ce qu'il mériterait selon Gianfranco Zola, un ancien entraîneur de Watford et, comme Ranieri, de Cagliari.

Et les autres? Roberto Pereyra fait, lui, penser à Ryhad Mahrez. Après avoir un peu galéré jusque-là, le talentueux argentin explose cette saison, où il a déjà marqué trois buts lors des trois premiers matches. Comme l'Algérien Mahrez, inconnu avant cet exercice 2015-2016, c'est un droitier qui se sent à l'aise sur le côté gauche.

Au milieu, Leicester pouvait compter avec un infatigable Français, Ngolo Kanté. Un atout que Watford a aussi en la personne d'Etienne Capoue. A 30 ans, et même s'il n'a pas l'envergure du champion du monde passé à Chelsea, l'ancien joueur de Toulouse et de Tottenham apporte beaucoup d'équilibre et d'énergie au jeu des Hornets. Sans oublier que Capoue compte tout de même 7 sélections en équipe de France.

Quant à au gardien, Ben Foster, il est, comme Kasper Schmeichel à Manchester City, arrivé très (trop?) jeune dans un grand club, à Manchester United. Sans parvenir à s'y imposer. Après quelques années chaotiques, il a débarqué à Vicarage Road avec l'envie de rebondir. Un choix qui ressemble beaucoup à celui du Danois lorsqu'il opta pour Leicester.

Même si les miracles sont par définition rarissimes, Watford n'aurait-il pas de nombreuses raisons de rêver d'une aventure comparable à celle de Leicester? Même s'il y a toujours un monde entre rêve et réalité.

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