Actualisé 18.06.2017 à 22:02

FormationEmployé de com, un apprentissage en recul

Pour la première fois, de nombreuses places d'apprentis employés de commerce vont rester vides cette année. La faute notamment aux exigences des entreprises.

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Il y a environ 1500 places de trop par rapport aux jeunes intéressés, selon les chiffres de la Confédération.

Il y a environ 1500 places de trop par rapport aux jeunes intéressés, selon les chiffres de la Confédération.

Keystone

Habituellement, les places d'apprentissages en employé de commerce sont prises d'assaut, et sont remplies presque une année à l'avance. Pourtant, cette année, beaucoup vont rester vides, rapporte la «NZZ am Sonntag».

Au mois d'avril, le Secrétariat d'Etat à la formation, la recherche et l'innovation (SEFRI) prévoyait déjà un déséquilibre, estimant que l'offre dépassait d'environ 1500 emplois le nombre de jeunes intéressés.

Des exigences plus hautes

«Même les grandes entreprises peinent à remplir les postes vacants», explique au journal Remo Marantelli, de l'agence de recrutement bâloise Aprentas. Celle-ci sélectionne des candidats pour le compte de banques, d'assureurs, de bureaux et pour l'industrie chimique. Selon le recruteur, deux tiers des jeunes abandonnent le processus car ils ne répondent pas aux qualifications.

La situation est exacerbée par la baisse du nombre de diplômés à la fin de l'école obligatoire. Les employeurs s'arrachent les meilleurs éléments, et ont de plus en plus tendance à attendre la fin des examens pour en connaître les résultats lors de l'embauche.

La Banque Migros, par exemple, exige une moyenne de 4,5 alors qu'auparavant elle choisissait déjà ses futurs apprentis autour de Noël. «Nous constatons une baisse quantitative mais aussi qualitative des postulations, assure Barbara Wieler, responsable de la formation pour la banque. De moins en moins de jeunes se présentent avec un excellent carnet de notes.»

Poursuivre ses études

Une tendance pourrait en expliquer une autre: en effet, les services d'orientation du canton de Zurich constatent que de plus en plus d'élèves choisissent de poursuivre leurs études, si leurs résultats le permettent. Cela leur permet de repousser le moment de choisir un métier.

De plus en plus de domaines connaissent une pénurie d'apprentis. Globalement, en Suisse, on estime à 10'000 le nombre de places restées vides en 2016. En tête des secteurs à la peine, selon le SEFRI, on trouve les bouchers, les boulangers et les menuisiers qui ne trouve que 7 apprentis sur 10.

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