Banque: Employés du Credit Suisse inculpés d'escroquerie
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BanqueEmployés du Credit Suisse inculpés d'escroquerie

Cinq anciens collaborateurs du Credit Suisse ont été inculpés en marge de l'affaire de corruption de la Caisse de pensions des employés du canton de Zurich (BVK).

Ils sont accusés d'avoir escroqué la BVK et l'assurance immobilière du canton (GVZ) pour 11,5 millions de francs. Le principal prévenu risque cinq ans de prison.

Les faits incriminés se sont produits entre mai 2000 et février 2003, indique vendredi le Ministère public zurichois. Ancien cadre de la grande banque, le cerveau présumé de l'escroquerie, devenu en 2001 dirigeant de la société BT&T Technology, est accusé d'avoir falsifié les décomptes de 196 placements en bourse ou d'avoir ordonné la supercherie au détriment de la BVK et de la GVZ.

2,3 millions sur des rétrocessions

Selon le procureur, la BT&T Technology a ainsi indûment encaissé un bénéfice de 2,3 millions de francs sur des rétrocessions. Le principal prévenu a empoché au moins 800'000 francs dans l'affaire.

Ses quatre complices, alors encore employés au Credit Suisse, sont impliqués dans cette escroquerie à des degrés divers, estime le procureur. Ce dernier inculpe les cinq accusés d'escroquerie multiple dans certains cas et d'escroquerie multiple par métier dans d'autres, précise-t-il à l'ats.

Le procureur requiert des peines de prison ferme allant jusqu'à 5 ans ainsi que des peines pécuniaires avec sursis. L'acte d'inculpation se trouve désormais entre les mains du Tribunal de district de Zurich.

Canton dédommagé

Le Credit Suisse a entre-temps dédommagé le Canton à hauteur de 18,9 millions de francs, soit la somme soustraite assortie des intérêts, sur la base d'un accord extrajudiciaire.

Le principal accusé est un vieil ami de l'ex-chef des placements de la BVK, condamné en novembre 2012 à 6 ans et trois mois de prison pour corruption passive, gestion déloyale, blanchiment d'argent et violation du secret de fonction. Il avait perçu un total de 1,7 million de francs entre 2000 et 2010 de la part de ses mandataires, dont le responsable de BT&T Technology. Les mandataires se sont ainsi maintenus sous contrat malgré leur mauvais rendement. (ats)

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