Région lausannoise: Employés logés illégalement dans le sous-sol d’un resto chinois insalubre
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Région lausannoiseEmployés logés illégalement dans le sous-sol d’un resto chinois insalubre

L’exploitante d’un établissement de restauration en périphérie lausannoise s’est vue condamnée pour de graves manquements d’hygiène et parce qu’elle logeait des collaborateurs à la cave. 

par
Lauren von Beust
Les plats servis aux clients étaient préparés dans une cuisine à l’hygiène plus que discutable.

Les plats servis aux clients étaient préparés dans une cuisine à l’hygiène plus que discutable.

Piabay

Pas de traçabilité des denrées, une cuisine sale, grasse et collante, du matériel en mauvais état et pas de nettoyage effectué. Tel est le constat dressé en avril 2021 par les autorités compétentes, lors d’un contrôle d’hygiène d’un restaurant chinois de la région lausannoise.

Cinq mois plus tard, les agents d’inspection sont de retour dans l’établissement, et le bilan s’alourdit. Non seulement, rien n’a changé, mais il est relevé que les denrées ne sont toujours pas correctement protégées en cuisine et que les conditions d’hygiène sont catastrophiques. À l’instar du meuble où sont conservés les sushis, jugé sale au moment du contrôle. Les WC sont interdits d’utilisation.

Mais parmi ces graves manquements, le pire est au sous-sol. Le personnel du restaurant y est logé illégalement. Les autorités constatent qu’une chambre relativement exiguë est aménagée dans une cave, et que celle-ci est équipée d’un lit simple et de deux lits superposés, ainsi que de divers meubles. 

Déjà condamnée auparavant

Selon un troisième bilan, dressé quelques jours plus tard, la situation ne s’était pas améliorée. Des mesures ont donc été prises. L’exploitante du restaurant, une quinquagénaire déjà condamnée en 2018 pour le même type de manquements, a été reconnue coupable, en avril dernier, d’insoumission à une décision d’autorité, de contravention à la loi sur les denrées alimentaires et de contravention à la loi cantonale sur l’emploi. Condamnée par ordonnance pénale, elle a écopé d’une amende de 4000 francs et de 200 francs de frais, avant de faire opposition, puis de finalement retirer cette dernière. 

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