Grandes marques: En 2011, nous allons baigner dans le luxe
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Grandes marquesEn 2011, nous allons baigner dans le luxe

Après avoir déjà réalisé de beaux scores en 2010, les industriels du luxe pourraient battre tous les records l'an prochain.

Les clients se sont rués sur les articles de luxe, en 2010.

Les clients se sont rués sur les articles de luxe, en 2010.

Selon le fonds d'investissement Bain & Company, qui a revu deux fois à la hausse ses prévisions, le secteur du luxe devrait «presque pulvériser» en 2010 le niveau historique de ventes de 2007, à 168 milliards d'euros.

Pour la plupart des analystes, la croissance des ventes du secteur devrait se situer entre 10% et 15% pour l'année qui s'achève. Et pour les spécialistes d'HSBC, il est «parfaitement envisageable que le secteur ait une croissance à deux chiffres à nouveau en 2011».

Vers des records

Les grands groupes de luxe communiqueront leurs résultats annuels à partir de février. Mais Hermès, habituellement très prudent, a déjà annoncé que le sellier «est en route pour probablement la meilleure année qu'il ait pu réaliser depuis au moins dix ans, et peut-être jamais dans son histoire».

Le numéro un mondial du secteur LVMH (Vuitton, Givenchy, Céline, Moët et Chandon, Dom Perignon), le numéro deux Richemont (Cartier, Mont-Blanc, Chloé, Van Cleef et Arpels), ou encore le numéro trois PPR (Gucci, Yves Saint Laurent, Balenciaga) ont tous affiché en cours d'année des résultats en forte hausse tant en ventes qu'en bénéfices.

Les plus petits comme Burberry, Tiffany, Bulgari et Prada ont aussi explosé leurs compteurs, de même que les producteurs de champagne et de montres de luxe pénalisées pendant la crise. La demande est là, boostée par les pays émergents du Brésil à la Chine, en passant par le Moyen-Orient.

Pays matures en verve

Pour Erwan Rambourg, spécialiste du luxe chez HSBC, «les investisseurs ont été plus surpris par les taux de croissance dans les pays soit disant matures comme les Etats-Unis et l'Europe occidentale».

Analyse partagée par CM-CIC Securities, qui relève dans une note que, «si le marché chinois reste bien évidemment le marché de prédilection des groupes de luxe, le marché américain offre, lui aussi du potentiel à plus long terme car il est peu développé».

Les actions des valeurs du luxe se sont envolées à la Bourse, de Londres à Paris, à l'instar de LVMH qui a gagné près de 58%, signant la plus forte hausse du CAC 40.

Le géant du luxe aura aussi signé la surprise de l'année en annonçant sans prévenir fin octobre être entré dans le capital de la maison familiale Hermès, dont il détient désormais 20,21%. Cette intrusion non souhaitée par le sellier augure-t-elle une reprise des acquisitions en 2011?

(ats/afp)

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