Actualisé 01.12.2017 à 11:13

Voitures autonomes«En cas d'accident, le concepteur doit assumer»

Selon une enquête menée auprès de nos internautes et pour une majorité de nos sondés, le fabriquant d'une voiture autonome doit être tenu pour responsable en cas d'accident.

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Selon les participants à l'enquête «20 minutes», une voiture autonome doit être avant tout personnelle pour 45% des sondés. Pour 35% du panel, elle devrait surtout servir de taxi public. (photo: dr)

Selon les participants à l'enquête «20 minutes», une voiture autonome doit être avant tout personnelle pour 45% des sondés. Pour 35% du panel, elle devrait surtout servir de taxi public. (photo: dr)

Il sera impossible d'y échapper: les voitures autonomes représentent la mobilité du futur. Mais quel regard nos lecteurs portent-ils sur cette véritable révolution qui prend progressivement notre place derrière le volant? Plus de 2600 d'entre eux ont participé à notre enquête en ligne portant sur cette thématique (entre le 20 et le 27 novembre).

Premier constat: un lecteur sur quatre (24%) estime que «monter dans une voiture sans conducteur», ce n'est pas pour lui. Ils sont plus nombreux (31%) à être prêts, dès aujourd'hui, à embarquer «en conditions réelles», tandis que 36% sont aussi favorables, mais seulement «quand la technologie sera fiable». On notera que plus nos lecteurs sont âgés, plus ils sont prêts à embarquer à bord sans attendre.

Quelle part de liberté nos sondés sont-ils prêts à accorder à une voiture autonome? Pour une majorité (43%), celle-ci doit pouvoir «prendre des décisions comme un humain», tandis qu'une frange moins importante (32%) estime qu'elle doit pouvoir «prendre une décision seulement si elle a toutes les informations». Seuls 20% du panel est d'avis qu'une voiture autonome doit «rester un automate sans possibilité de décider».

Le facteur sécurité prime sur la liberté pendant le trajet

En cas d'accident, qui doit être tenu pour responsable? Sur cette question, nos lecteurs sont clairs: c'est le fabriquant/concepteur (61%). Pour un quart du panel, c'est l'assurance du propriétaire qui doit passer à la caisse. Quant à savoir ce qui motive nos internautes à embarquer à bord d'une voiture autonome, c'est le facteur sécurité qui domine: 32% sont surtout intéressés «si elles sont plus sûres que les autres». Pour 26%, l'intérêt principal réside dans le fait de pouvoir faire autre chose pendant les trajets, tandis que 15% se disent intéressés à la condition qu'elle ne coûte pas plus cher qu'une voiture classique.

Pour que des voitures autonomes puissent rouler en Suisse, près de la moitié des sondés (47%) estiment que «les lois doivent d'abord être adaptées», tandis que 14% sont d'avis «qu'il suffit de les autoriser à rouler». Pour 34%, ce sont les infrastructures qu'il faut prioritairement adapter.

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