Catastrophes - En cas de danger, des alertes directes sur les téléphones portables
Publié

CatastrophesEn cas de danger, des alertes directes sur les téléphones portables

L’app Alertswiss a séduit 1 million d’utilisateurs. Pour toucher davantage de personnes, un système d’envoi direct de messages pourrait être introduit.

La rapidité de l’alerte permet de prendre des mesures en cas de dangers naturels.

La rapidité de l’alerte permet de prendre des mesures en cas de dangers naturels.

DR

En cas de danger naturel ou autre, la rapidité de l’alarme est souvent déterminante. En Suisse, nous sommes habitués aux sirènes qui sont régulièrement testées. Depuis 2018, l’application Alertswiss de la Confédération avertit la population des intempéries ou inondations. L’app de MétéoSuisse fait de même. Mais seulement une fraction de la population a installé l’app qui compte 1 million d’utilisateurs, rappelle la «Schweiz am Wochenende.»

La conseillère nationale Maja Riniker (AG/PLR), qui est également la présidente de la Fédération suisse de la protection civile, constate que «l’application Alertswiss est bonne, mais on pourrait faire davantage pour avertir la population». Il faut en effet que la personne ait pris le temps auparavant d’installer l’app et ait activé les notifications. Pour l’élue, il faudrait utiliser ce qu’on appelle la diffusion cellulaire. Avec cette méthode, un message est envoyé par les antennes de natel situées dans une zone concernée à tous les portables connectés, même si aucune application n’est installée. Elle va prochainement déposer une motion allant dans ce sens au Parlement. Autre avantage: même les téléphones d’ancienne génération peuvent recevoir ces messages.

Alertes toujours plus pointues

Pour l’assurance La Mobilière, ce système serait un «complément intéressant». Surtout pour les alertes de niveau 4 ou 5 (élevé). L’Office fédéral de la protection de la population (OFPP) avait déjà, en 2014, envisagé d’utiliser la technologie de la diffusion cellulaire. Mais des contraintes techniques à l’époque, comme la longueur des messages, avait poussé à se tourner vers l’app Alertswiss. L’OFPP indique analyser constamment l’évolution technologique. En attendant, les chercheurs du laboratoire de La Mobilière pour les risques naturels à l’Uni de Berne réfléchissent déjà à la future génération d’alertes. Ainsi, des alertes différenciées pourraient être lancées dans une même région en fonction de l’étage où habitent les personnes concernées. En cas d’inondation, les résidents du rez-de-chaussée recevraient d’autres recommandations que ceux des étages supérieurs.

(jbm)

Ton opinion