CFF – En comparaison de l’étranger, les trains suisses se traînent

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CFFEn comparaison de l’étranger, les trains suisses se traînent

Dans les pays voisins, les trains roulent souvent à plus de 300 km/h. En Suisse, on ne dépasse guère les 200 km/h sur trois tronçons.

Les convois CFF roulent à des vitesses plus lentes que ceux des pays voisins.

Les convois CFF roulent à des vitesses plus lentes que ceux des pays voisins.

20Min/Sonja Mulitze

Le réseau des CFF est dense. Les trains sont ponctuels. Et, surtout, ils présentent un meilleur rapport qualité-prix que dans les pays voisins. Par contre, ils n’établissent pas de records de vitesse. Selon la LITRA, le Service d’information pour les transports publics, la Suisse arrive au bas du classement en comparaison des transports publics de sept pays européens, rapportent les journaux du groupe CH Media.

Alors que dans quatre pays voisins, les investissements dans les lignes à grande vitesse sont importants, la Suisse est très en retard concernant la vitesse. Il n’existe dans notre pays que trois lignes sur lesquelles les trains filent à 200 km/h. Il s’agit du tronçon entre Olten et Berne, du tunnel de base du Lötschberg ainsi que des tunnels du Saint-Gothard et du Monte Ceneri.

La vitesse engendre une surconsommation électrique

Dans le passé, des projets de lignes rapides ont été abandonnés. Seul le projet «Rail 2000» a été mené à bien. Il visait en premier lieu un réseau ferroviaire dense et un horaire cadencé. Mais pour quelle raison la vitesse n’a-t-elle pas été un critère? À l’Office fédéral des transports, on affirme qu’un trafic supplémentaire avec des trains plus rapides n’est pas souhaitable. Ceci favorise l’étalement urbain et fait grimper la consommation d’électricité. De plus, qui dit tronçons plus rapides dit nouveaux tronçons à construire. De plus, les élus ne sont pas chauds à ces nouvelles voies rapides. Elles traversent la région de leur propre électorat sans s’arrêter, ce qui n’est pas très populaire.

Des efforts devront être réalisés

Pourtant en Italie, l’exemple de la ligne entre Milan et Rome montre qu’il est possible de créer des couloirs ferroviaires rapides. Elle a été réalisée sur 78 km et a nécessité la construction de plusieurs nouveaux tunnels et ponts.

Des experts soulignent qu’à long terme, la construction de nouvelles lignes sera plus avantageuse que l’adaptation du réseau existant. Encore faudrait-t-il un plan clair pour étoffer le réseau rapide en Suisse.

(reb/jbm)

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