En excellente santé, l'horlogerie engage
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En excellente santé, l'horlogerie engage

METIERS – Les projets de formations spécialisées se multiplient.

Le nombre de places disponibles pour des formations horlogères augmentera de 10 à 15% l'an prochain: «Plus de 130 places d'apprentissage environ seront disponibles pour devenir horloger (CFC) en école ou en entreprise en 2007, estime Ralph Zürcher, de la Convention patronale de l'industrie horlogère. De nombreuses entreprises formatrices nous ont annoncé qu'elles engageraient un ou deux apprentis de plus. Du côté des écoles, une nouvelle classe sera ouverte à Porrentruy, l'offre étoffée au Locle.» Dans les entreprises de la vallée de Joux, un projet pilote destiné à des apprenants n'ayant pas les capacités scolaires pour un CFC permettra à sept jeunes de terminer en deux ans une formation d'opérateur horloger. Ils assembleront les mouvements et «habilleront» ces mécaniques précieuses (emboîtage). Une autre formation de deux ans (10 places) permettra de devenir régleur de spiral (ressort). «Ce métier, abandonné dans les années 1980, à l'arrivée du quartz, connaît un regain d'intérêt depuis le retour de la montre mécanique», explique Ralph Zürcher. D'autres places d'apprentissage seront disponibles: 40 à 50 micromécaniciens, une quinzaine de dessinateurs en microtechnique et une quinzaine de polisseurs. En phase avec Bologne, une première volée d'ingénieurs-designers suit des cours au Locle depuis cet automne (bachelor). Et, dès l'an prochain, la branche horlogère prendra une décision relative à la création d'un master en microtechnique.

Gérard Vogt

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