Canton de Lucerne: En guise de représailles, l’école retire les portes des W.C. des garçons
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Canton de LucerneEn guise de représailles, l’école retire les portes des W.C. des garçons

Lassée de voir l’état déplorable des toilettes, l’école cantonale de sport de Kriens a décidé tout simplement de démonter leurs portes. Au grand dam des élèves, outrés.

Les W.C. de l’école n’ont désormais plus de portes. 

Les W.C. de l’école n’ont désormais plus de portes. 

Privé/20 Minuten

Depuis lundi, les portes des cabines des toilettes masculines de l’école cantonale de sport de Kriens (LU) ont disparu. Elles ont en effet été démontées sans prévenir par l’établissement le vendredi précédent dès la fin des cours. En cause: les déprédations répétées dans les W.C. des garçons.

Selon l’établissement, les élèves feraient pipi à côté de la cuvette ou de l’urinoir, jetteraient  le papier toilette par terre ou le colleraient contre les parois et se tiendraient debout sur la lunette des W.C. pour faire leurs besoins, raconte 20 Minuten. Les jeunes contestent: selon eux, ils ne se tiendraient debout que pour regarder par-dessus la cabine.

Pipi dans le train ou à la cantine

Les élèves n’osent désormais plus aller aux W.C. car deux salles de classe sont juste en face. «Si on est assis au premier rang dans la salle, on voit directement dans les toilettes, explique un garçon. Du coup, les jeunes se retiennent durant les cours et vont faire pipi sur le chemin du retour, comme dans le train, selon lui. Lui-même, qui boit beaucoup d’eau, et qui va du coup souvent uriner pendant les pauses, avoue attendre midi pour aller aux W.C. de la cantine.

Hic: il n’y aurait pas d’alternative. Il existe certes des toilettes publiques individuelles près d’un terrain de football proche, mais comme les élèves n’ont pas le droit de s’éloigner de l’école, une visite de ces toilettes est considérée comme une infraction au règlement.

Pas question de remettre les portes

De son côté, le directeur de l’école confirme sa volonté d’en finir avec ce vandalisme. Il explique lutter depuis quelque temps déjà contre le phénomène, plusieurs tentatives de sensibilisation ayant échoué. En outre, d’autres écoles ont obtenu de bons résultats en démontant les portes des toilettes, argue-t-il. Du coup pas question de les remettre en place, prévient-il fermement. Et tant pis si les élèves se sentent atteints dans leur sphère privée et que leur sentiment d’insécurité a augmenté. «C’est exactement ce que nous voulions», assure-t-il.

(cht/chp)

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