En liberté conditionnelle, il poignarde son amie
Actualisé

En liberté conditionnelle, il poignarde son amie

Le procès d'un homme de 32 ans s'est ouvert lundi devant le Tribunal correctionnel de Lausanne.

Il est accusé de tentative de meurtre, pour avoir frappé son amie d'un coup de couteau à la gorge en mai 2007.

A l'époque des faits, l'homme venait de sortir de prison, en liberté conditionnelle, après avoir été condamné par le Tribunal criminel de Nyon à cinq ans d'emprisonnement pour le meurtre de son père, en avril 2003 à Buchillon (VD). Il est depuis maintenu en détention préventive.

Soudaine violence

Le soir de l'agression, l'accusé et son amie se sont retrouvés après minuit dans un bar lausannois. Durant la soirée, inquiet parce qu'il n'arrivait pas à joindre son amie, l'homme s'était enivré dans un autre bar.

Soudain, l'accusé a manifesté son envie de rentrer dormir, parce qu'il trouvait l'ambiance du bar tendue, et qu'il devait se lever tôt le lendemain pour aller travailler. Son amie, qui désirait rester encore un peu au bar, lui a proposé de rentrer seul dans son appartement.

L'homme est alors sorti du bar, a appelé son amie, l'a projetée au sol et lui a asséné deux coups au visage. Une fois parvenu à son appartement, proche du bar, il a continué à la frapper.

Coup de couteau

Alors qu'elle lui reprochait son comportement et qu'elle s'était allongée sur le lit, l'homme s'est saisi d'un couteau, selon lui «pour faire peur» à son amie. Il s'est approché d'elle et lui a posé le couteau sur la gorge.

Selon ses déclarations, c'est en faisant un mouvement vers lui que la victime a provoqué l'enfoncement du couteau. Entendue à l'audience, la jeune femme n'est pas sûre d'avoir effectué ce mouvement. Elle dit se souvenir de l'avoir entendu dire qu'il allait la tuer.

Fuite

Après le coup de couteau, l'homme a averti sa mère et la police, puis a pris la fuite à moto. Il s'est rendu jusqu'à Cannes (F), avant de revenir le lendemain. La victime souffre d'importantes séquelles psychologiques et peine à surmonter l'agression.

Selon sa mère, l'accusé est «très épris» de sa victime et espère se remettre un jour en couple avec elle. Le jugement tombera ultérieurement. (ats)

Ton opinion