Le Cervin: En lice pour les Sept merveilles de la nature

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Le CervinEn lice pour les Sept merveilles de la nature

L'organisation New7Wonders a lancé mardi à Zurich une campagne pour désigner sur internet les sept «merveilles» mondiales de la nature.

Le Cervin se trouve parmi les 28 sites retenus comme finalistes. La même ONG s'était déjà illustrée il y a deux ans par la sélection de sept «nouvelles» Merveilles du monde.

L'organisation, présidée par le globe-trotter et cinéaste suisse Bernard Weber, a publié sur internet une liste de 28 sites naturels, dont seront issus les sept finalistes.

D'ici à 2011, les organisateurs s'attendent à ce qu'un milliard de personnes votent par téléphone ou internet, pour choisir notamment entre la baie d'Halong, la forêt amazonienne, les îles Galapagos ou le grand canyon.

L'ONG suisse n'a pas négligé les «merveilles» locales, en plaçant le Cervin sur la liste des candidats. La montagne suisse va affronter notamment la Table Mountain, le Kilimandjaro, le Vésuve ou l'Uluru.

L'égalité entre la nature et les monuments

»Il s'agit de mettre sur un pied d'égalité les monuments et la nature», a précisé à l'AFP M. Weber, expliquant que les sites avaient été choisis en fonction de leur beauté, de leur unicité et de leur authenticité.

Ces élections, un «exercice démocratique», selon le président, permettront de renforcer l'attrait touristique des sites, mais aussi d'améliorer leur préservation, a expliqué M. Weber.

L'élection en 2007 par plus de 100 millions de personnes de sept «nouvelles» Merveilles du monde, destinées à remplacer celles disparues depuis l'Antiquité, avait déjà provoqué la polémique.

Critiques de l'UNESCO

L'UNESCO avait ainsi estimé que cette campagne n'avait été «ni démocratique, ni scientifique». Selon l'agence de l'ONU pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), cette campagne avait seulement braqué les projecteurs sur un petit nombre de monuments déjà très célèbres.

Mais pour l'ONG, son objectif «n'a rien de scientifique», a souligné M. Weber.

»A l'UNESCO, se sont 21 experts qui décident des sites qui seront placés sur la liste» du patrimoine mondial de l'humanité, a-t-il précisé. «Chez nous ce sont 130 millions de personnes» qui ont voté lors de la précédente campagne, «c'est plus démocratique», a-t-il fait valoir.

(ats)

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