Actualisé 21.12.2016 à 08:11

Tanna

En Mélanésie aussi, s'aimer peut être dramatique

Candidat à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère pour le compte de l'Australie, «Tanna» est une véritable perle.

de
Catherine Magnin

Attention, Courgette (du nom du héros du film d'animation suisse de Claude Barras, au cas où vous atterririez de Mars)! Voici ton concurrent le plus sérieux dans la course à l'Oscar du Meilleur film en langue étrangère. «Tanna», qu'il s'appelle. Du nom d'une île de l'archipel de Vanuatu, où vivent encore des tribus traditionnelles, en harmonie avec la nature, avec des lois et coutumes bien définies. Certaines préconisent aux villageois de ne pas s'aventurer dans certains coins de forêt pour ne pas irriter une tribu ennemie.

D'autres exigent que les filles soient mariées dans l'intérêt général de la communauté, au détriment de leur intérêt personnel. C'est ainsi que Wawa est promise au fils du chef d'une tribu rivale, pour sceller la paix. Mais Wawa en aime un autre, Dain. Et tous deux décident de s'enfuir. Le drame est assuré. Fera-t-il bouger les mentalités?

Inspiré d'un fait divers qui s'est déroulé dans l'île il y a une trentaine d'années, «Tanna» est une superbe variation sur le thème des amours contrariées à la Roméo et Juliette. Avec pour particularité que les rôles sont tenus par des comédiens amateurs criants de vérité et de sensibilité, filmés avec une grâce toute particulière. Le tout dans un décor naturel qui fait rêver d'ailleurs...

«Tanna»

De Bentley Dean et Martin Butler. Avec Mungau Dain, Marie Wawa,

Marceline Rofit.

Sortie le 21 décembre 2016

***

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!