Actualisé 03.10.2006 à 16:39

En moyenne, un patron suisse gagne 657.000 francs par année

Du côté des conseils d'administration, la somme oscille entre 100.000 et 300.000 francs.

C'est ce que revèle une étude de l'Université de St- Gall et du cabinet d'audit KPMG publiée mardi.

Ces montants sont raisonnables et n'ont rien d'exorbitants, a expliqué le professeur Peter Leibfried, auteur de l'étude, devant la presse à Zurich. Bien que certains grands patrons affichent des salaires de plusieurs millions de francs, deux tiers des chefs d'entreprises sont payés entre 200.000 et 600.000 francs par an.

Les deux rémunérations les plus élevées n'ont en revanche pas été prises en considération pour établir la moyenne. La plus importante rapportée aux auteurs de l'étude se monte à 21,1 millions. En en tenant compte, le salaire moyen des grands patrons atteint 1,2 million de francs.

Salaires peu discutés

Plus une entreprise est importante plus le salaire de son chef est élevé. Cette rémunération est en principe proposée par le patron lui-même - dans 50 % des cas. Du côté des conseils d'administration, la décision revient en général aux présidents (90 %). Près de 60 % des entreprises sondées révèlent que les salaires de leurs managers sont adoptés sans discussion.

Les commissions indépendantes, destinées à fixer les salaires, sont peu nombreuses (40 %). Et lorsqu'elles existent, les rémunérations sont en général bien plus basses qu'ailleurs.

Part variable

En moyenne, un tiers du salaire est variable. Cette part se décline le plus souvent en argent liquide. Elle est aussi distribuée en actions ou en options, mais bien plus rarement.

En général, cette part est fixée à court terme, au moment de dresser le budget annuel. Mais cette attitude peut s'avérer contre- productive, estiment les auteurs de l'étude.

Les salaires eux-même ne sont pas non plus établis sur le long terme. Dans 78 % des cas, ils ne sont fixés que pour l'année à venir. Seuls 15 % des entreprises sondées prévoyent le montant sur trois ans.

Pas les banques

Les chercheurs ont envoyé leur questionnaire aux 500 plus grandes entreprises de Suisse des secteurs de l'industrie, du commerce et des services. Dix-huit pour cent d'entre elles ont répondu, un taux représentatif, selon les chercheurs. Trente-huit pour cent sont cotées en Bourse.

Les banques et les assurances ont été exclues du sondage. Leurs réalités étant différentes, elles auraient faussé les résultats, a expliqué M.Leibfried.

(ats)

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