«Refroidis»: En Norvège, on zigouille sans perdre son sang-froid
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«Refroidis»En Norvège, on zigouille sans perdre son sang-froid

Les Scandinaves ont un sens de l'humour bien particulier et irrésistible. Qui fait tout le sel de «Refroidis».

par
Catherine Magnin

Le héros du film s'appelle Nils (Stellan Skarsgard). Modeste et exemplaire conducteur de chasse-neige dans un patelin perdu de Norvège, il ne peut croire que son fils soit mort d'une overdose. Alors que sa femme perd les pédales, Nils s'en va enquêter sur les meurtriers de son fils. Tout le monde le croit incapable de tuer une mouche. Quelle grossière erreur!

Goûter «Refroidis», c'est comme savourer une omelette norvégienne: ça fiche un joli coup de chaud-froid. Si les décors sont glaciaux (paysages recouverts de neige ou salles de bains carrelées de bleu), l'action est fumante comme le sang qui dégouline. Le film s'amuse à prendre les attentes à rebrousse-poil. Par exemple, la première mise à mort étant filmée crûment, on se dit que si le ton va crescendo, «Refroidis» deviendra insupportable.

Eh bien non! La réalisation vire au cartoonesque, les personnages à la caricature (mention spéciale au trafiquant interprété par Pal Sverre Valheim Hagen), l'intrigue à l'absurde. Le tout sans que l'émotion soit étouffée en cours de cuisson. Un délice!

«Refroidis»

De Hans Petter Moland. Avec Stellan Skarsgard, Bruno Ganz.

Sortie le 19 novembre 2014

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