Actualisé 02.07.2020 à 13:43

Genève

En plein processus de décolonisation, le MEG pourrait changer de nom

Le MEG réfléchit à une nouvelle marque décoloniale et globale. Son nom «doit être challengé».

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ATS
Musée
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Des réflexions sont en cours pour modifier le nom du Musée d'ethnographie de Genève (MEG) qui s'est engagé dans un processus décolonial (archives).

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

En pleine mutation, le Musée d'ethnographie de Genève (MEG) se lance dans un processus de décolonisation de ses pratiques et de ses collections. Dans cette optique, l'institution pourrait changer de nom.

Le MEG réfléchit à une nouvelle marque décoloniale et globale, indique jeudi l'institution dans un communiqué. Le nom «Musée d'ethnographie de Genève» doit être challengé, questionné et repensé. Une nouvelle dénomination pourrait ainsi être choisie pour refléter la transformation du musée et la rupture qu'il opère avec son passé.

Débat général

Le débat sur la décolonisation des musées d'ethnographie, une science coloniale du 19e siècle, est général. Confrontés à des attitudes critiques, ces musées sont en l'état en voie de disparition. Ils sont souvent rebaptisés en musées des cultures.

Dans son Plan stratégique 2020-2024 dévoilé en novembre dernier, le MEG place les enjeux de la décolonisation, les processus collaboratifs, l'inclusion et la durabilité au coeur de sa nouvelle vision. Au total, huit programmes concrétisent ces nouvelles priorités.

Programme plus riche

La muséographie du MEG revisitée proposera dès 2023 une nouvelle exposition permanente ainsi que deux expositions temporaires par année, contre une actuellement. Cette répartition permettra de proposer au public au moins une exposition temporaire pendant toute l'année.

ATS

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15 commentaires
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Alex Térieur

03.07.2020 à 16:06

Dans mon quartier c'est en plein processus de colonisation...

boycott les Vertes

03.07.2020 à 08:54

Quand les écolos auront détruit Genève entre leurs taxes et pistes cyclables qui freinent l'économie, l'argent public va diminuer et c'est ce genre de museum gouffre à fric et à subsides qui coulera le premier par la volonté populaire très probablement.

Héradote

03.07.2020 à 04:19

IL faut rendre immédiatement et gratuitement TOUT l'art Africain, pour éviter de revivre la crise des fonds en déshérence. Si nous ne le faisons pas, nous allons nous faire racketter sans fin, et nous faire accuser de racisme.