Homes: En pleine crise, Orpea passe un accord avec les banques
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HomesEn pleine crise, Orpea passe un accord avec les banques

Le groupe français, qui possède près de 50 homes en Suisse, a souffert d’un scandale de maltraitance. Pour affronter les «incertitudes», il a signé une «procédure amiable de conciliation».

Le groupe français de homes privés Orpea est dans la tourmente depuis la sortie, en janvier, d’un livre-enquête, «Les Fossoyeurs».

Le groupe français de homes privés Orpea est dans la tourmente depuis la sortie, en janvier, d’un livre-enquête, «Les Fossoyeurs».

AFP

Après le scandale, les conséquences financières: le groupe français de homes privés Orpea, dans la tourmente depuis la sortie, en janvier, d’un livre-enquête, a signé un accord avec ses banques pour assurer son financement dans un contexte incertain, après un plongeon de près de 60% de son bénéfice net annuel. Cet accord s’inscrit dans le cadre «d’une procédure amiable de conciliation», pour prévenir les difficultés, ouverte devant le Tribunal de commerce de Nanterre, a indiqué le groupe vendredi.

Il «répond au contexte actuel d’incertitudes qui pèse sur Orpea, ainsi qu’à un accès fermé aux marchés financiers et au ralentissement du programme de cessions d’actifs initialement envisagé», a expliqué le groupe, présent dans 23 pays et qui gère plus de 350 établissements pour personnes âgées dépendantes en France, plus une cinquantaine en Suisse.

Il prévoit l’octroi d’un crédit de 1,73 milliard d’euros, la mise en place d’un plan de cession d’actifs pour plus de trois milliards d’euros d’ici à fin 2025 et un prêt optionnel d’un montant maximum de 1,5 milliard d’euros. «Je m’engage à ce que nous tirions toutes les leçons de cette crise pour rétablir la confiance que nous accordent nos parties prenantes depuis toujours, partout où le groupe est implanté», a commenté Philippe Charrier, PDG d’Orpea.

Rentabilité affectée par la hausse de l’inflation

Pour l’année en cours, Orpea s’attend «à faire face à des charges exceptionnelles liées à la gestion de la crise et de ses conséquences». Il prévoit également que sa rentabilité soit affectée par la hausse de l’inflation, qui impacte «les coûts de l’énergie et les salaires dans certains pays».

Le groupe se dit «confiant sur la dynamique de croissance» de son chiffre d’affaires 2022, mais n’a pas publié de prévisions chiffrées. Il ne versera pas de dividende au titre de l’exercice 2021. Au premier trimestre, le chiffre d’affaires a progressé de 9%, à 1,12 milliard d’euros.

L’an passé, son bénéfice net a chuté de 59,3% par rapport à 2020, à 65,2 millions d’euros, en raison notamment d’une provision de 83 millions d’euros «pour risques et charges relatives aux risques estimés au titre des années 2017-2021, suite aux enquêtes administratives» dont le groupe a fait l’objet. Et en 2020, son bénéfice net avait déjà fondu de près d’un tiers, car la crise sanitaire a diminué son activité et alourdi ses charges opérationnelles.

«Graves dysfonctionnements»

Le groupe est sous le feu des critiques depuis la publication, fin janvier, du livre-enquête de Victor Castanet, «Les Fossoyeurs». Le journaliste indépendant dénonçait notamment une maltraitance des résidents et un usage abusif des fonds publics. Un rapport commandé dans la foulée par le gouvernement français a pointé, début avril, de graves dysfonctionnements. L’État a porté plainte et demandé la restitution de dotations publiques présumées détournées de leurs fins.

Plan de transformation plutôt centré sur la France

(AFP)

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