Mexique: En pleine pandémie, une réserve animale vit un baby-boom
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MexiqueEn pleine pandémie, une réserve animale vit un baby-boom

Un girafon, deux éléphanteaux et d’autres bébés sont nés ces derniers mois à l’Africam Safari, situé à 150 km de Mexico et fermé en raison du Covid.

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Une petite girafe réticulée, une sous-espèce des plus rares, a vu le jour le 13 septembre à l’Africam Safari, au Mexique. Elle mesurait déjà 1,53 mètre à la naissance.

Une petite girafe réticulée, une sous-espèce des plus rares, a vu le jour le 13 septembre à l’Africam Safari, au Mexique. Elle mesurait déjà 1,53 mètre à la naissance.

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La harde d’éléphants d’Afrique du parc a accueilli deux bébés ces derniers mois.

La harde d’éléphants d’Afrique du parc a accueilli deux bébés ces derniers mois.

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Comme sa mère n’a pas pu la nourrir, la petite girafe née en septembre est nourrie au biberon par son soigneur. Elle avale pas moins de 13 litres de lait par jour.

Comme sa mère n’a pas pu la nourrir, la petite girafe née en septembre est nourrie au biberon par son soigneur. Elle avale pas moins de 13 litres de lait par jour.

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Une girafe réticulée, deux éléphants et plusieurs autres spécimens menacés ont vu le jour dans une réserve animale au Mexique, pays où la pandémie fait rage. Le parc, fermé au public en raison des restrictions sanitaires, attend également la naissance d’aigles royaux.

Si l’Africam Safari, dans la municipalité de Valsequillo, à 150 km de Mexico, a connu ces derniers mois une hausse notable de la reproduction chez ses pensionnaires, son directeur Franck Camacho n’attribue cependant pas ce rythme jusque-là inconnu de naissances à la seule fermeture au public des installations en raison de la pandémie.

Ignorants de la crise

«Ici, les animaux se comportent comme dans leur habitat, mais sans maladies ni braconniers», explique le responsable. Les animaux «ne savent rien de la pandémie, ni du virus, ni de ce qui se passe à l’extérieur. Nous n’avons pas réduit la qualité des soins. Pour eux, la vie est absolument normale», souligne-t-il.

L’Africam Safari a informé le public, par le biais de ses plateformes numériques, de la naissance de plusieurs espèces, en présentant l’annonce de ces heureux événements comme une contribution à la communauté scientifique.

«Beaucoup d’animaux commencent à mettre bas en décembre et finissent en mai ou juin», explique Frank Camacho. «Nous avons une girafe, des éléphants, des ankoles, des buffles, des gnous», ajoute-t-il. Le parc de 830 hectares abrite 5741 animaux de 498 espèces, des petits papillons aux éléphants, en passant par des hippopotames d’Afrique et d’Asie.

La girafe réticulée, «une des sous-espèces les plus rares» de cette espèce, est née le 13 septembre avec une taille de 1,53 mètre. Quatre mois plus tard, elle mesure 2,60 mètres et pourrait atteindre 4,50 mètres, indique le directeur. Comme sa mère n’a pas pu la nourrir, ses gardiens lui fournissent 13 litres de lait quotidiennement au biberon, ce qui lui permet de prendre 1,5 kilo par jour, explique le directeur.

(AFP)

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