Tennis: En quarts après un concert de rap
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TennisEn quarts après un concert de rap

Reilly Opelka a filé mercredi à Zurich, pour le concert de Blackbear. Seize heures plus tard, il dégoûtait David Goffin aux Swiss Indoors de Bâle.

par
Mathieu Aeschmann
Bâle
Le géant américain était à l'école avec le rappeur Blackbear, qu'il a retrouvé sur le bords de la Limmat.

Le géant américain était à l'école avec le rappeur Blackbear, qu'il a retrouvé sur le bords de la Limmat.

AFP

Reilly Opelka cache bien son jeu. De lui, on ne voit que son service qui tombe de trop haut (2 m 11) et cette casquette tellement vissée sur la tête qu'elle semble dire: «Passe ton chemin».

Or, l'Américain, 22 ans, n'est pas si lourdaud: Stan Wawrinka l'avait découvert à ses dépens à Wimbledon. Et il a des choses à dire, en témoignent ses récentes critiques contre l'ATP Cup et sa distribution de points qu'il juge «inégalitaire».

Jeudi, le géant du Michigan a ajouté une autre qualité à sa panoplie insoupçonnée. Il sait prendre du bon temps, même en plein tournoi. Reilly Opelka, 37e mondial, venait à peine d'estourbir le Belge David Goffin 6-7 7-6 7-5 lorsqu'il nous a fait une confidence inattendue.

«Hier soir (ndlr: mercredi), j'ai pris le train pour Zurich. Je suis allé voir Blackbear, un chanteur que j'aime bien et avec qui j'étais à l'école. C'était cool de le retrouver en Suisse. La ville est top, j'ai très bien mangé. C'était une supersoirée!»

Pour la petite histoire, le concert avait lieu au Dynamo, à 19 h, ce qui a certainement permis au Yankee de rentrer avant le dernier train. Et même s'il a traîné en route, l'ancien champion junior de Wimbledon n'a pas montré de signes de fatigue sur le court.

Sans doute parce que les bons moments soignent les nerfs: «Je suis beaucoup plus calme cette saison. J'ai compris que c'était la clé de ma progression. Je dois apprendre à rater pour mieux exploiter les occasions qui se présentent.»

Preuve que ça marche, Opelka avait battu Cristian Garin, mardi, en ne remportant que six points en retour de ­service (7-6 7-6). Une sorte de miracle qui mériterait une chanson.

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